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    Une étude, dont les résultats ont été publiés dans la revue Nature, a permis de montrer, grâce à l'analyse de l’ADN mitochondrial de 37 individus ayant vécu en Crête durant l’époque minoenne, que les Minoens seraient les descendants des populations locales autour de la mer Egée: en effet, sur les 21 marqueurs génétiques des échantillons, 15 sont communs avec l’ADN des populations européennes actuelles et néolithiques.

     

    Ces analyses génétiques font apparaître, de plus, que les Minoens sont très éloignés des populations d’Afrique du Nord, anciennes et actuelles, contredisant la théorie qu'ils seraient issus d'un peuple provenant d'Afrique du Nord, qui se serait installé en Crète. Cependant, comme l’ADN mitochondrial n’indique que le lignage maternel, de nouvelles analyses vont devoir être entreprises sur le génome nucléaire pour prendre en compte les apports de la lignée paternelle.

     


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    Une étude, dont les résultats ont été publiés sur le site de la revue Nature, confirme la place d'Archaeopteryx, dans l'arbre phylogénétique, à la base de la branche, qui aboutit à nos oiseaux modernes, alors qu'elle avait été remise en question, en 2011, par une équipe chinoise: celle-ci, après la découverte en Chine d'un fossile d'une nouvelle espèce de dinosaure à plumes avait fait passer Archaeopteryx de la branche des oiseaux, à la naissance de la branche voisine des Déinonychosaures, à laquelle appartient le vélociraptor.

     

     

    C'est la découverte d'un autre fossile d'une nouvelle espèce, sur un gisement de la province du Liaoning (nord-est de la Chine) dans la formation Tiaojishan, baptisé Aurornis xui, qui a abouti à cette confirmation. En effet, la prise en compte d'un certain nombre de caractères physiques, comme les hanches de cet animal, l'apparente aux oiseaux et non aux Déinonychosaures et, en outre, l'Aurornis, qui vivait il y a environ 150 millions d'années, possède des caractéristiques morphologiques proches de celles de l'Archaeopteryx.

     

    Pour le moment, Aurornis xui, un possible insectivore, qui faisait une cinquantaine de cm de long est l'oiseau le plus primitif connu: il ne pouvait cependant pas voler mais courait aisément, alors que, pour sa part, Archaeopteryx pratiquait probablement un vol battu rudimentaire.

     

     


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    Une étude, dont les résultats ont été publiés dans l'édition Web de la revue Nature du 29 mai 2013, révèle que la quantité de sodium dans les étoiles constituait un très bon indicateur de leur comportement en fin de vie.

    C'est à la suite des observations d'un vaste amas d'étoiles effectuées au moyen du VLT de l'ESO, qui ont montré (contre toute attente) que la majorité des étoiles étudiées n'atteignaient pas le stade évolutif auquel passent, à l'approche de leur fin de vie, les étoiles semblables au Soleil en expulsant une grande partie de leur atmosphère dans l'espace, que cette découverte a été faite. Les étoiles étudiés étaient situées dans l'amas globulaire NGC 6752 dans la constellation australe du Paon. Cet ensemble d'étoiles âgées est constitué d'une première génération d'étoiles et d'une seconde génération qui s'est formée un peu plus tard, les deux générations diffèrant l'une de l'autre par les quantités de sodium qui les composent.

    Il est apparu que les étoiles, situées sur la branche asymptotique des géantes notée AGB de l'étude, étaient des étoiles de première génération contenant de faibles quantités de sodium et qu'aucune des étoiles de seconde génération constituées d'une plus grande proportion de sodium n'est passée par la phase AGB.

    Cette observation est importante du fait, en particulier, que, comme au moins 70% des étoiles n'ont pas expérimenté la phase finale d'embrasement nucléaire et de perte de masse, ces étoiles sont les plus brillantes des amas globulaires et «il y aurait donc 70% d'étoiles brillantes de moins que ne le prévoit la théorie».

     


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    Une étude, dont les résultats ont été publiés mercredi 29 mai dans la revue Nature, estime que la distance au Soleil expliquerait, à elle seule, l'évolution différente de la Terre et de Vénus (qui a une taille similaire à la Terre: 95% de son diamètre et 80% de sa masse).

     

    Comme la Terre et Vénus ont vraisemblablement été formées à partir de matériaux rocheux identiques, par le même phénomène d'accrétion, il y a quelque 4,6 milliards d’années, au cours duquel des chocs divers et des bombardements de météorites ont mis les deux planètes en fusion, la démonstration se base sur la division des planètes telluriques en deux types distincts, en fonction de leur évolution pendant le processus de solidification.

     

    Dans le type I, la planète, formée au-delà d’une certaine distance critique de son étoile, se solidifie en quelques millions d’années et la majeure partie de l’eau acquise pendant sa formation est conservée pour former les premiers océans. Pour une planète de type II, formée à l’intérieur de la zone critique, l’océan de magma peut persister jusqu’à 100 millions d’années, ce qui aboutit, même avec une quantité d’eau initiale comparable à celle de la Terre, à ce que la planète se dessèche au cours du processus de solidification.

     

    Si l'étude classe la Terre comme étant, sans problème, de type I, le type auquel appartient Vénus est moins net, parce que sa distance orbitale est proche de la distance critique, cependant ses caractéristiques, et ,en particulier, sa sècheresse, la font assimiler, malgré tout à ce type II.

     

    En fait, l'objectif ,visé par cette classification en deux types, est la facilitation de l'identification des exoplanètes sœurs de la Terre susceptibles d’abriter la vie.

     


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    Une étude, dont les résultats ont été publiée dans la revue Nature Neuroscience, a permis d’identifier les récepteurs de protéines impliqués dans la mise en place des calices de Held, des synapses exceptionnels, qui renferment plus de 500 contacts entre les neurones: le rôle des protéines BMP 4 et 5 (pour Bone Morphogenic Protein), qui jouent un rôle important dans la formation, entre autres, des os et des cartilages, a été mis en valeur.

     

    Pour effectuer cette analyse, les protéines exprimées par des synapses communs ont été comparées à celles émises par les Calices de Held. Une trentaine de protéines a pu être sélectionnée et, ensuite, en inhibant sélectivement les récepteurs de certaines d’entre elles, chez les souris, il est apparu que la synapse de type Calice de Held ne se développe pas de la même manière lorsque certains récepteurs protéiques sont désactivés: ainsi, au lieu d’avoir un unique et massif Calice de Held, qui englobe presque la moitié du neurone, plusieurs synapses, plus petites, émergent. Ceci prouve que le processus impliquant la protéine BMP ne fait pas seulement croître la synapse, mais qu’il opère également une sélection en éliminant les autres possibilités de synapses.

     

    Cette étude, qui suggère une importante fonction des récepteurs de la protéine BMP dans le développement de la connectivité dans le cerveau, peut avoir des applications dans certaines maladies neuropsychiatriques, comme la schizophrénie ou l’autisme, qui ont pour origine un développement anormal de la connectivité synaptique dans certaines zones clé du cerveau.

     

     


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