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    Une étude, dont les résultats ont été publiés dans la revue Plos One, analyse la découverte d’une tortue marine géante, Ocepechelon bouyai, dans les dépôts de phosphates du Maastrichien supérieur du bassin d’Ouled Abdoun au Maroc. Elle a ainsi vécu juste avant la grande extinction en masse de la limite Crétacé-Paléogène, il y a 67 millions d'années.
    Cette tortue fossile montre «des adaptations uniques et poussées à la vie aquatique, illustrées par un dispositif d'alimentation par aspiration sans précédent» chez les Tétrapodes: en effet, «son long museau tubulaire se terminant par une petite bouche arrondie et ouverte vers l’avant montre des similitudes frappantes avec le bec allongé des poissons syngnathidés (hippocampes)». Cette morphologie en 'pipette' du museau n'est observée chez aucun autre Tétrapode connu, aussi bien actuel que fossile. Son crâne «de 70 cm de long d’Ocepechelon en fait l’une des plus grandes tortues de haute mer jamais décrite».

    Il faut aussi noter que sa grande taille, «ses mâchoires allongées sans structure particulière pour traiter les aliments et ses narines reculées très haut sur le crâne rappellent certains cétacés, en particulier les baleines à bec».

     


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    Une étude, dont les résultats ont été publiés dans les PNAS (Proceedings of the National Academy of Sciences), rapporte la découverte, sur le site néandertalien de Pech-de-l’Azé en Dordogne, des plus anciens outils en os en Europe. Ils correspondent à des lissoirs employés pour travailler les peaux, les lustrer et les imperméabiliser. Les quatre fragments de ces outils, qui ont été retrouvés, «pourraient dater d'avant l'arrivée des humains modernes en Europe et seraient donc les témoins des capacités des hommes de Neandertal», constituant alors «la preuve d'un transfert de technique de ces derniers à l'homme moderne».

    Ces outils, qui apparaissent «similaires aux lissoirs encore utilisés aujourd'hui par les tanneurs pour travailler le cuir, bien qu’ils sont de nos jours réalisés en côtes de bovins» pourrait constituer «le seul legs des Néandertaliens» à notre société, mais «on ne peut pas totalement exclure la possibilité que les hommes modernes soient arrivés plus tôt en Europe et qu'ils aient ainsi commencé à influencer les Néandertaliens plus tôt qu'estimé».

     


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    Des travaux, dont les résultats sont publiés dans la revue Nature, ont permis la découverte chez les drosophiles (mouches du vinaigre) d'un capteur de température moléculaire, qui fait partie d'une famille de protéines, appelées récepteurs gustatifs, liées à la détection des goûts et des odeurs.

    Etudiées depuis plus d'une décennie, ces protéines n'avaient jamais été reliées à la sensibilité thermique. Le récepteur découvert, appelé Gr28b, «est responsable de la détection de la température extérieure et permet de déclencher une réponse rapide si les températures dépassent la zone de confort de la mouche».

    Comme «ces types de capteurs seraient présents chez les moustiques et les mouches tsé-tsé, des insectes responsables de la propagation de nombreuses maladies infectieuses comme le paludisme et la maladie du sommeil», cette découverte «peut permettre de comprendre comment ces nuisibles ciblent les proies à sang chaud». Elle permet d'envisager l'identification de «récepteurs semblables chez le moustique et d'autres insectes », qui pourraient déboucher sur la production d'un «répulsif ou un piège plus efficace».

     


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    Des travaux, dont les résultats ont été publiés dans la revue The Astrophysical Journal (article 1 et article 2) et sur le site arXiv.org (article 1 et article 2), ont permis de confirmer, grâce aux instruments de Hubble et du VLT, que le courant magellanique provient, pour une large part, du Petit Nuage de Magellan et de révéler un apport non négligeable du Grand Nuage.

    Connu depuis plus de 40 ans, le courant magellanique, un grand filament d'hydrogène neutre, proche de la Voie lactée, s'étendant sur la voûte céleste au-dessus du pôle sud galactique a été associé, en 1974, par la méthode de la raie à 21 cm de l'hydrogène, «étroitement à deux galaxies naines regroupées sous l’appellation Nuages de Magellan», situées à environ 200.000 années-lumière pour le Petit Nuage de Magellan (PNM) et 160.000 pour le Grand (GNM).

    Les deux nouvelles études se sont servis du «Cosmic Origins Spectrograph (Cos) de Hubble pour faire des mesures dans l’ultraviolet, en s’affranchissant des limites de l’atmosphère terrestre», complétant d’autres mesures obtenues avec le spectrographe Uves du VLT de l’ESO, ainsi que des instruments de Fuse.

    L'analyse des raies d’absorption de la lumière ultraviolette, issue de quasars et ayant traversé le courant magellanique, a permis de déduire les abondances relatives de l’oxygène et du soufre par rapport à l’hydrogène: «dans une grande partie du courant magellanique, elles correspondaient à celles du gaz composant le Petit Nuage de Magellan il y a environ deux milliards d’années», mais «des zones du courant sont enrichies en soufre, attestant que le gaz qui les constitue provient du Grand Nuage de Magellan, et qu’elles lui ont été arrachées plus récemment».

    Pour expliquer ce phénomène, une hypothèse «fait intervenir des forces de marée entre les deux nuages lorsqu’ils sont passés l’un près de l’autre, voilà environ 2,5 milliards d’années» tandis qu'une autre «avance que du gaz dans le halo entourant la Voie lactée exercerait une sorte de pression éjectant le gaz des deux nuages, au fur et à mesure qu’ils se rapprochent de notre galaxie». Une combinaison de ces deux causes pourrait constituer l’explication finale.

    Les observations du courant magellanique s'avèrent ainsi très précieuses pour comprendre les interactions entre galaxies et «les caractéristiques de la dynamique d’un gaz arraché à une galaxie, qui finit par s’accréter sur une autre en provoquant une flambée de nouvelles étoiles», ce qui sera le cas «avec le courant magellanique, s’il est capturé par la Voie lactée».

     


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    Une étude, dont les résultats ont été publiés dans la revue PNAS (Proceedings of the National Academy of Sciences), a permis, grâce à l’interprétation sismologique de données obtenues par le satellite CoRoT, la mise à jour des caractéristiques de l’étoile HD52265 (masse, rayon, âge, vitesse de rotation interne et inclinaison). De ces paramètres, ont été déduites des informations permettant de mieux définir la planète HD52265b qu’elle abrite.

     

    Les observations de l'étoile HD52265 (une étoile G0V de séquence principale), obtenues avec CoRoT et leur confrontation à une grille de modèles stellaires standards permettent de la caractériser précisément en lui attribuant une masse de 1.27 +/-0.03 MS, un rayon de 1.34 +/- 0.02 RS et un âge de 2.37 +/-0.39 Gy. De plus, sa rotation interne moyenne a été estimée à Ω/ΩS=2.31 +0.45/-0.69 et son inclinaison à i=36 +15/-10 degrés par rapport à l’axe de visée. Enfin, la signature de taches dans la courbe de lumière de HD52265 apporte «une mesure de la rotation de surface et suggère une rotation différentielle avec la latitude».

     

    Ces informations ont abouti, à leur tour, à préciser l’étude de la planète HD52265b, «qui apparaît comme un cas typique de Jupiter chaud» (avec un demi-grand axe orbital de 0.504+/-0.029 UA mesuré en vitesse radiale) et notamment sa masse: dans l’hypothèse où l’orbite planétaire serait dans le plan de rotation de HD52265, sa valeur serait: Mp= 1.85+0.52/-0.42 MJ.

     

     

    Pour terminer, il faut souligner que l'approche exemplaire, développée dans ce travail, représente la ligne directrice du projet PLATO actuellement soumis à l’ESA.

     

     


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