• Une étude, dont les résultats intitulés «A bizarre Jurassic maniraptoran theropod with preserved evidence of membranous wings» ont été publiés dans la revue Nature, a permis de décrire un dinosaure, qui semble avoir eu des ailes faites non pas de plumes mais d'une membrane qui devait lui permettre de se déplacer dans les airs un peu comme les chauves-souris ou les écureuils volants.

     

    Les restes fossilisés de cet animal, baptisé Yi qi («qui signifie 'aile étrange' en mandarin et se prononce 'ee chee') ont été découverts par un paysan chinois dans la province de Hebei, proche de Pékin. De la taille d'un pigeon et pesant «environ 380 grammes», il «avait des dents et était sans doute omnivore».

     

    Yi qi, vieux d'environ 160 millions d'années, «appartient à la famille des Scansoriopterygidés, petits dinosaures à plumes qui vivaient pendant le Jurassique moyen et tardif». Les membres de cette famille, dont les fossiles «n'ont été retrouvés qu'en Chine», étaient «munis de longs doigts» qui devaient leur permettre «de grimper aux arbres».

     

    Ces Scansoriopterygidés font «partie des théropodes, dinosaures bipèdes, la plupart du temps carnivores, qui comptent dans leurs rangs le célèbre Tyrannosaure mais aussi l'ancêtre des oiseaux». Cependant, bien que des plumes ont été retrouvées le long du squelette de Yi qi, elles apparaissent «trop étroites et filamenteuses pour lui avoir permis de s'élever dans les airs».

     

    Pour le moment, on ne sait pas si Yi qi battait ses «ailes de chauve-souris», s'il «planait ou bien s'il faisait les deux». En tout cas, il semble avoir «développé un type d'aile qui est unique dans le contexte de la transition des dinosaures vers les oiseaux».

     

     


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    Une étude, dont les résultats intitulés «The Pillars of Creation revisited with MUSE: gas kinematics and high-mass stellar feedback traced by optical spectroscopy» ont été publiés dans la revue Monthly Notices of the Royal Astronomical Society (MNRAS), a permis, grâce à l'instrument MUSE qui équipe le VLT, de dresser la toute première carte tridimensionnelle des célèbres Piliers de la Création.

     

    Rappelons tout d'abord que la toute première image des célèbres Piliers de la Création, qui «a été acquise par le Télescope Spatial Hubble du consortium NASA/ESA voici très exactement vingt ans», s'est imposée très rapidement «comme l'une des images les plus emblématiques et les plus poignantes de ce programme spatial».

     

    Notons aussi que «les structures proéminentes ainsi que l'amas d'étoiles NGC 6611 situé non loin de là, composent la région de formation stellaire baptisée Nébuleuse de l'Aigle, par ailleurs notée Messier 16 ou M16», la nébuleuse et les objets qui lui sont associés étant situés «à quelque 7000 années-lumière de la Terre, dans la constellation du Serpent».

     

    Des études précédentes «ont conclu à la formation de protoétoiles au sein de ces nuages (en cela, ils constituent bel et bien des Piliers de la Création)».

     

    Grâce à l'instrument MUSE qui équipe le VLT de l'ESO, il a été, en particulier, mis en évidence «l'évaporation continue des Piliers de la Création à un degré de précision inédit, tout comme leur orientation».

     

    Dans un contexte où «les astronomes espèrent mieux comprendre la façon dont les jeunes étoiles de types O et B telles celles qui composent NGC 6611 influencent la formation des étoiles de la génération suivante», l'étude ici présentée a mis en évidence l'existence de deux étoiles en gestation au sein de deux piliers et découvert «un jet en provenance d'une jeune étoile» qui, jusqu'à présent, avait échappé.

     

    Comme «au sein d'environnements tels les Piliers de la Création se joue une véritable course contre la montre» entre le processus de formation de nouvelles étoiles et l'évaporation continue des 'piliers', «sous l'effet de l'intense rayonnement en provenance des étoiles massives existantes», MUSE a fourni aux astronomes, grâce à sa mesure du «taux d'évaporation des Piliers de la Création»,  la «possibilité de dater leur fin prochaine».

     

    Du fait que chaque million d'années, «ils perdent l'équivalent de 70 masses solaires», il apparaît que «l'espérance de vie des Piliers de la Création ne devrait pas excéder les quelque trois millions d'années» compte tenu que «leur masse actuelle avoisine les 200 masses solaires».

     

     


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    Une étude, dont les résultats intitulés «Hyperdominance in Amazonian forest carbon cycling» ont été publiés dans la revue Nature Communications, a permis de révéler que, parmi les 16 000 espèces d'arbres qui peuplent la forêt amazonienne, un peu moins de 200 (soit près de 1 %) contribue à la moitié de la croissance et du stockage du carbone de tous les arbres.

     

    Rappelons tout d'abord que grâce à la photosynthèse, «les arbres produisent des sucres à partir du CO2, de la lumière et de l’eau», dont «certains d’entre eux sont stockés sous forme de bois» de sorte que la forêt amazonienne joue «un rôle de puits de carbone atmosphérique, aidant à limiter l’impact du réchauffement global».

     

    Dans le cadre de l'étude ici présentée, «les données issues de plus de 500 parcelles réparties sur l’ensemble du territoire amazonien, soit au total 200 000 arbres de 3 600 espèces» ont été analysées, en vue «d’explorer si l’hyperdominance de certaines espèces (c’est-à-dire la forte représentation d’un petit nombre d’espèces) est synonyme d’hyper-contribution de ces espèces aux processus écosystémiques, au carbone en particulier».

     

    Il est ainsi apparu «que la contribution au stockage du carbone et à la production de biomasse était concentrée chez un petit nombre d’espèces d’arbres» et plus précisément que «1 % des espèces d’arbres est responsable de la moitié de la croissance et du stockage du carbone de l’ensemble de l’Amazonie»: par exemple, «Bertholletia excelsa, plus connu comme le noyer du Brésil», car «si cette espèce représente moins d’un arbre pour 1 000 en Amazonie, il se place au troisième rang des espèces pour le stockage du carbone et en quatrième position en termes de croissance».

     

    Cette quantification précieuse pourrait aider à prédire le comportement des forêts humides tropicales dans le contexte du changement climatique.

     

     


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