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    Une étude, dont les résultats intitulés «A permanent, asymmetric dust cloud around the Moon» ont été publiés dans la revue Nature, a permis de découvrir, grâce à des données issues de la mission LADEE, que des nuages formés uniquement de particules de poussière étaient présents autour de la Lune.

     

    Rappelons tout d'abord que «les équipages des missions Apollo 15 et 17 avaient aperçu, à plusieurs reprises, dans le ciel lunaire une sorte de lueur à l’horizon qui ne pouvait s’expliquer que par la présence de nuages autour de l’astre». Cependant, il ne pouvait s'agir «de cumulonimbus ou autre stratus ou cirrus» car, «ces structures composées de gouttelettes d’eau (ou d’autres substances liquides) sont le propre des planètes possédant une atmosphère comme la Terre».

     

    Alors que «depuis ces missions, qui se sont déroulées au début des années 70, aucune autre observation satellitaire n’était venue corroborer cette hypothèse», des données «issues de la mission LADEE (Lunar Atmosphere and Dust Environment Explorer, un satellite en orbite basse autour de la Lune)» confirment «qu’il existe bel et bien un nuage asymétrique au-dessus de notre satellite».

     

    Il est ainsi apparu que la densité de ce nuage, qui «est formé par des grains de poussières soulevés par les impacts de particules cométaires et d’astéroïdes qui frappent à très grande vitesse la surface en régolite de la Lune», s'accroît «pendant les pluies annuelles de météorites, en particulier celles des Géminides, qui se produisent vers la mi-décembre».

     

    Ces observations démontrent «que tous les astres sans atmosphère sont susceptibles de posséder des nuages de poussières les entourant», mais, en ce qui concerne la Lune, comme le nuage nouvellement décrit est très peu dense et plus proche de la surface que ce qu'indiquaient les observations effectuées lors des missions Apollo, sa présence «ne saurait expliquer complètement les lueurs aperçues par les astronautes».

     

     

     


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    Une étude, dont les résultats intitulés «Jejunal T Cell Inflammation in Human Obesity Correlates with Decreased Enterocyte Insulin Signaling» ont été publiés dans la revue Cell Metabolism, a permis de montrer qu'une obésité sévère s'accompagne d'une inflammation de l'intestin grêle essentiellement au niveau du jéjunum, une partie de l'intestin grêle qui joue un rôle majeur dans l'absorption des lipides et des glucides.

     

    Le jéjunum «à cause de son emplacement dans l'organisme est difficile à étudier» de sorte que sa contribution dans l'obésité humaine était jusqu'ici mal connue. Pour les analyses de l'étude ici présentée, des échantillons de jéjunum «issus de 185 personnes souffrant d'obésité sévère» ont été obtenus lors de «l'opération de chirurgie visant à réduire leur obésité et les maladies associées (by-pass gastrique)».

     

    Comparés à des prélèvements de jéjunum «de 33 individus non obèses, opérés pour d'autres raisons», ces échantillons ont fait apparaître «un état d'inflammation chronique de l'intestin grêle chez ces personnes obèses et la colonisation de l'épithélium du jéjunum par des lymphocytes T, dont la densité augmente avec le degré d'obésité».

     

    Comme ces cellules immunitaires émettent des cytokines qui inhibent la sensibilité à l'insuline des entérocytes, «des cellules épithéliales absorbantes de l'intestin» et comme l'action de l'insuline régule «l'absorption des nutriments et la glycémie», ce phénomène immunitaire participe «à l'aggravation de la situation clinique des patients».

     

    De plus, des études cliniques complémentaires ont également mis en évidence «que, chez les personnes obèses, l'augmentation de la densité intestinale des lymphocytes T est probablement en relation avec des complications associées à l'obésité comme la maladie hépatique (NASH) et les dyslipidémies».

     

    Par ailleurs, du fait qu'il a été observé que «les replis de la muqueuse intestinale de ces patients, les villosités, sont plus longs que chez les sujets non obèses», il en découle «que la surface d'échange de l'intestin grêle est augmentée de 250 % (augmentation de surface équivalente à deux courts de tennis) et que les malades absorbent davantage de nutriments». Dû à la diminution de l'apoptose, un mécanisme de mort cellulaire, ce phénomène contribue aussi à «renforcer l'action inflammatoire du système immunitaire dans cette zone et aggraver la pathologie».

     

    Ces travaux, qui mettent en lumière l'existence dans l'intestin grêle de mécanismes similaires à ceux déjà observés dans les tissus adipeux, hépatique, pancréatique et musculaire des personnes obèses , «ouvrent des perspectives d'interventions thérapeutiques non invasives permettant de réduire l'état inflammatoire de l'intestin et de lutter contre l'obésité».

     

     


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    Une étude, dont les résultats intitulés «Modeling the Dynamics of Tidally Interacting Binary Neutron Stars up to the Merger» ont été publiés dans la revue Physical Review Letters, a abouti à élaborer, grâce à une méthode innovante, un modèle précis des ondes gravitationnelles émises lors de la coalescence de deux étoiles à neutrons ou de deux trous noirs.

     

    Dans le cadre de leur évolution, les systèmes binaires d'objets compacts, tels les étoiles à neutrons ou les trous noirs, qui libèrent «de grandes quantités d’énergie sous la forme d’ondes gravitationnelles», sont les principales sources astrophysiques potentielles de ce type de rayonnement gravitationnel.

     

    Afin de modéliser ces ondes gravitationnelles émises par un système binaire compact, l'étude ici présentée a développé une méthode «qui concilie les avantages des techniques analytiques et numériques» et qui réduit «la description du système de deux étoiles à celle d'un système à un seul corps effectif, comme on peut le faire en mécanique classique avec la définition d’un corps fictif de masse effective liée à celle des deux étoiles», la difficulté étant «de construire une bonne modélisation du potentiel gravitationnel relativiste».

     

    Comparée aux méthodes numériques («pas assez rapides pour permettre de tester les nombreuses configurations possibles»), cette nouvelle approche semi-analytique, qui «permet de tester rapidement de nombreux cas de figures» en intégrant également «les effets de marée que subissent les étoiles à neutrons lorsqu’elles se rapprochent l’une de l’autre», a abouti à des résultats qui concordent sur tous les points.

     

    De ce fait, son implémentation devrait permettre d’analyser efficacement les signaux des interféromètres, «tels Ligo, aux États-Unis, et Virgo, une expérience franco-italienne située à Pise» afin de pouvoir réussir un jour à détecter ces ondes gravitationnelles si difficiles à observer.

     

     

     


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    Une étude, dont les résultats intitulés «Hunting the Extinct Steppe Bison (Bison priscus) Mitochondrial Genome in the Trois-Frères Paleolithic Painted Cave» ont été publiés dans la revue PLOS ONE, a permis de déterminer l'intégralité du génome mitochondrial d'un spécimen de bison des steppes (Bison priscus), à partir d'un fragment osseux datant de 19 000 ans et provenant de la grotte des Trois-Frères (Ariège).

     

    Le bison des steppes, qui «était au temps de la Préhistoire un bovidé extrêmement répandu», dont l’aire de distribution correspond à une zone qui va «de l’Angleterre à l’Amérique et du nord de la Russie à l’Espagne et la France», a été souvent représenté par les premiers hommes modernes d’Europe dans des grottes ornées «comme celles de Chauvet ou des Trois-Frères en France, ou celle d’Altamira en Espagne».

     

    Cependant, jusqu’à présent, «malgré l’abondance des restes osseux et l’importance symbolique de cet animal, seule une faible partie (5%) de son génome mitochondrial était connue». Ce n'est plus le cas aujourd'hui grâce à l'étude ici présentée, qui fournit une séquence de référence qui peut être comparées à «celles d’autres espèces éteintes de bison de l’ère glaciaire».

     

    D'ores et déjà, cette analyse phylogénétique, qui permet de positionner le bison des steppes dans l’arbre évolutif des bovidés, démontre «sa proximité génétique avec le bison d’Amérique du Nord (Bison bison)», car «les génomes mitochondriaux du bison des steppes préhistorique et de l’actuel bison d’Amérique du Nord» ne diffèrent «que par une centaine de nucléotides sur un total de 16 300».

     

     

     


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    Une étude, dont les résultats intitulés «The mass of the Mars-sized exoplanet Kepler-138 b from transit timing» ont été publiés dans la revue Nature, a permis de mesurer la taille et la masse (donc la densité) de trois exoplanètes rocheuses dans le système stellaire Kepler-138

     

    Kepler-138, située à près de 200 années lumière dans la constellation de la Lyre, dont on savait qu'elle abritait trois petites planètes tournant autour d'elle, est une 'naine rouge', qui fait 60% de la masse du Soleil.

     

    Si les premières études indiquaient que les tailles de ces planètes allaient d'un peu plus que celle de la Terre pour deux d'entre elle à un peu moins pour la troisième, l'étude ici présentée a affiné ces évaluations, ce qui a conduit à faire de Kepler-138b, avec une masse de 0,06 fois celle de la Terre, contre 0,1 fois pour la planète Rouge, la plus petite et la moins massive des exoplanètes détectées à ce jour.

     

    Pour sa part, Kepler-138c affiche «un rapport entre sa masse et sa taille, et donc sa densité, proche de celle de la Terre» tandis que Kepler-138d, la plus éloignée qui «est beaucoup trop 'légère', et serait donc en grande partie composée d'eau et d'hydrogène», pourrait «avoir été formée plus loin de son étoile et s'en être rapprochée ensuite».

     

     


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