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    Deux études, dont les résultats intitulés «Fossil evidence and stages of elongation of the Giraffa camelopardalis neck» et «The cervical anatomy of Samotherium, an intermediate-necked giraffid» ont été publiés dans la revue Royal Society Open Science, ont permis de mieux comprendre comment s'est effectué l'allongement des vertèbres des ancêtres des girafes qui a conduit à leur morphologie actuelle.

     

    Rappelons tout d'abord que «la girafe possède comme la majorité des autres mammifères, seulement sept vertèbres cervicales» en dépit «de son très long cou, qui dépasse allègrement les deux mètres»: en moyenne, elles se sont «démesurément allongées pour atteindre près de 40 cm chacune».

     

    La première des deux études ici présentées a comparé de «71 fossiles qui représentent neuf espèces éteintes apparentées à la girafe et les deux seules espèces encore vivantes, la girafe (Giraffa camelopardalis) et l’okapi (Okapia johnston) dont le cou est court et mesure une soixantaine de centimètres en moyenne», en se focalisant «sur la structure de la vertèbre C3 qui, chez les girafes actuelles, est neuf fois plus longue que large».

     

    L’examen de cette vertèbre chez les fossiles, qui «a permis de retracer l’évolution du cou dans cette famille», fait apparaître que «des espèces ancestrales, antérieures à l’apparition des girafes, comme le Prodremotherium qui vivait il y a 25 millions d’années ou le Canthumeryx (-16 Ma), avaient déjà des cous allongés». Ensuite, deux branches ont évolué qui, d'une part, ont donné les «okapis au sein de laquelle le cou s’est secondairement raccourci» et, d'autre part, les girafes «où il s’est allongé».

     

    La seconde étude, menée par la même équipe, s'est penchée sur les os fossilisés de Samotherium major «qui vivait il y a sept millions d’années en Eurasie et sur les côtes de la méditerranée orientale». Cet animal «appartient à la 'branche girafe'» et les caractéristiques intermédiaires de son cou «aident à comprendre l’évolution de cette pièce anatomique», car «sa taille marque déjà une étape avec une longueur d’environ un mètre, soit deux fois moins que celui des girafes». Sa vertèbre C3, surtout, «est intéressante puisqu’elle présente un allongement de sa face antérieure et pas de sa face postérieure».

     

    Comme le Samotherium major possède d'autres caractéristiques osseuses qui «le rapprochent tantôt de l’okapi tantôt des girafes», ce mammifère «représente une véritable étape transitoire dans l’évolution qui conduira aux girafes»: en effet, tout en n'étant pas «un ancêtre direct de ces dernières», il en est très proche et «ce n’est que 5 à 6 millions d’années plus tard que la face postérieure des vertèbres s’est allongée pour former le cou des girafes actuelles».

     

     

     


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    Une étude, dont les résultats intitulés «The NGC 4013 tale: a pseudo-bulged, late-type spiral shaped by a major merger» ont été publiés dans la revue MNRAS, a permis d'apporter un nouvel éclairage sur le scénario de la naissance des galaxies spirales grâce aux plus récentes simulations numériques réalisées autour de NGC 4013, une galaxie spirale avec un bulbe minuscule.

     

    Jusqu'ici, il «était généralement admis que les galaxies spirales se forment à partir de l’effondrement d’un nuage de gaz dans l’Univers primordial» tandis que les collisions entre galaxies «donnent plutôt naissance à de nouvelles galaxies avec un bulbe proéminent».

     

    Pour sa part, NGC 4013, possédant un bulbe minuscule, est «une galaxie spirale de type tardif, vue de profil dans la constellation de la Grande Ourse, à une distance de 55 millions d’années-lumière».

     

    Cependant, alors qu'elle a été longtemps «considérée comme une galaxie isolée, à l’instar de la Voie Lactée», elle présente, contrairement à notre galaxie, «l’une des plus grandes déformations jamais observées dans les galaxies (dans son émission en hydrogène neutre)» avec «un gigantesque courant stellaire en forme de boucle géante».

     

    L'étude ici présentée a effectué ses calculs «en utilisant les supercalculateurs du High Performance Computing Center au National Astronomical Observatories de l’Académie chinoise des sciences» («Le code numérique hydrodynamique Tree-SPH de GADGET-2 est librement accessible» et «il est accompagné d’une description complète de la formation stellaire, du refroidissement du gaz et des processus interactifs»).

     

    Il en ressort que la reproduction numérique simultanée de l’ensemble des caractéristiques singulières de NGC 4013 indique «que cette spirale sans bulbe s’est formée par une gigantesque coalescence de deux galaxies très abondantes en gaz et de dimension comparable» qui «se serait produite dans un passé relativement récent, entre 2,7 et 4,6 milliards d’années».

     

    Cette collision relativement 'récente' «fait de NGC 4013 le chaînon manquant entre les fusions galactiques observées dans l’Univers lointain, et la Voie Lactée, dont l’activité est exceptionnellement calme depuis les dernières 11 milliards d’années».

     

    En conséquence, comme on pense maintenant «que la moitié des spirales ont été formées par de telles collisions gigantesques au cours des neuf milliards d’années passées», NGC 4013, qui apparaît «comme l’archétype d’une galaxie pratiquement sans bulbe, formée lors d’une collision relativement récente», pourrait ressembler «à la Voie Lactée telle qu’elle était à son origine il y a 8 milliards d’années, ou encore à la galaxie d’Andromède, à ses débuts, il y a 3 milliards d’années».

     

     


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    Une étude, dont les résultats intitulés «Electronic plants» ont été publiés dans la revue Science Advances, a abouti à créer, pour la première fois à l'intérieur d'une plante, des circuits électroniques analogiques et numériques en injectant un polymère conducteur au cœur de roses.

     

    Plus précisément, «les expériences ont été conduites sur des roses dont le bout des tiges a été trempé dans une solution polymère nommée Pedot-S pendant 24 à 48 heures», la substance absorbée par capillarité parvenant «à former des fils conducteurs d’une dizaine de centimètres de long au sein du xylème, c'est-à-dire les conduits qui canalisent la sève brute, montant des racines vers les feuilles».

     

    Il apparaît que «l''écoulement de cette sève, qui contient de l’eau et des nutriments, n'est pas entravé par le conducteur électrique». Les fils, qui «sont mis en contact avec les canaux ioniques qui entourent le xylème via des sondes externes recouvertes de Pedot et plongées dans la tige», créent alors «un transistor électrochimique, convertissant le signal ionique en signal numérique». De plus, ce transistor a été aussi utilisé «pour créer une fonction logique».

     

    L'une de ces expériences a consisté «à modifier la couleur d’une plante» en insérant «directement dans les feuilles une autre variante de Pedot par infiltration sous vide»: ainsi, «le polymère a formé des cellules électrochimiques cloisonnées par les veines» de sorte que ces cellules, «stimulées par une tension électrique», ont «interagi avec les ions de la feuille en se comportant comme des pixels, changeant de couleur dans des reflets de vert et bleu».

     

    Il faut noter que si, dans l'ensemble, «les expériences ont été réalisées sur des plantes coupées», une expérimentation de changement de couleur a, tout de même, été menée avec succès sur une rose enracinée qui «se porterait toujours bien».

     

    Ces travaux pourraient déboucher sur «des applications dans les domaines de l’énergie, de l’environnement et de l’interaction avec les plantes» comme «des piles à combustible basées sur la photosynthèse, des capteurs et des régulateurs pour contrôler la croissance des plantes ou encore des 'antennes vertes'».

     

     

     


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    Une étude, dont les résultats intitulés «African humid periods triggered the reactivation of a large river system in Western Sahara» ont été publiés dans la revue Nature Communications, a permis, grâce à l’imagerie satellitaire radar, de confirmer la présence en Mauritanie, au cours du Quaternaire, d’un important paléo-fleuve, nommé 'Tamanrasett River', dont l’existence avait été suggérée il y a une quinzaine d’année à la suite de travaux de modélisation de la topographie.

     

    Cependant, aucune preuve concrète de sa présence n'avait depuis lors été mise en évidence jusqu'à ce que de récentes analyses «de carottes marines prélevées au large de la Mauritanie à proximité d’un large canyon sous-marin (le canyon Cap-Timiris)» détectent «la présence de sédiments ne pouvant provenir que de la décharge d’un fleuve le long de la marge Ouest-Africaine, décharge qui se serait produite au cours de périodes humides passées».

     

    Pour éclaircir ce mystère, l'étude ici présentée a fait appel au radar PALSAR, «qui a la capacité de pénétrer les premiers mètres de sable, pour cartographier les caractéristiques géologiques sous-jacentes». Ainsi, dans le Sahara, au niveau de la côte mauritanienne, «un large paléo-drainage d’environ 520 km de long» a pu être identifié «qui d’une part se superpose parfaitement à la partie côtière du paléo-fleuve Tamanrasett suggéré précédemment» et qui «d’autre part se situe dans l’alignement du canyon sous-marin Cap-Timiris».

    Ces observations laissent penser «que la réactivation de cet important paléo-fleuve au cours des épisodes humides passées a probablement contribué au transfert de sédiments du continent africain jusqu’à la marge Atlantique tropical Nord-Est». Cette étude contribue donc à apporter de «nouvelles voies de compréhension de l’histoire paléo-hydrologique du Sahara».

     

     


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    Une étude, dont les résultats intitulés «The Hα surface brightness–radius relation: a robust statistical distance indicator for planetary nebulae» sont publiés dans le numéro du 11 janvier 2016 de la revue MNRAS (Monthly Notices of the Royal Astronomical Society), a permis de découvrir une façon de mesurer la distance des nébuleuses planétaires, avec un indicateur optique robuste nettement meilleur que tout indicateur statistique précédent.

     

    Rappelons tout d'abord que les nébuleuses planétaires «correspondent au stade final de la vie des étoiles peu massives (moins de huit fois la masse de notre soleil)» lorsqu'elles s’effondrent sur elles-mêmes «en éjectant une coquille de gaz dans l’espace».

     

    A partir de l'observation de «ces objets avec les instruments les plus précis disponibles», l'étude ici présentée a mis en évidence une relation, nommée 'relation surface-luminosité' (SHα-r) entre trois paramètres: l’obscurcissement de l’astre observé depuis la Terre («dû à la quantité de lumière absorbée par le gaz et la poussière qui l’entourent»), sa luminosité et son diamètre apparent dans le ciel.

     

    Il en découle qu'une «fois connue la luminosité intrinsèque de l’astre, il est possible d’en déduire sa distance». Cette relation, qui a été «testée sur plus de 300 nébuleuses planétaires» pour être validée, «permet de déterminer la distance de ces astres cinq fois plus précisément qu’avant et ainsi connaître la répartition de ces cadavres d'étoiles dans notre galaxie». Cette technique a alors été employée pour créer un catalogue de distances statistiques pour plus de 1100 nébuleuses planétaires, le plus grand répertoire à ce jour concernant ce sujet.

     

     

     


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