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    Une étude, dont les résultats intitulés «Evidence for the start of planet formation in a young circumstellar disk» ont été publiés dans la revue Nature Astronomy et sont disponibles en pdf, laisse penser à partir d'observations par le réseau ALMA de la proto-étoile TMC 1A, que, contrairement à ce qu'on pensait jusqu'ici, le processus de formation des planètes peu très rapidement s'enclencher dans un disque protoplanétaire et débuter avant même que la proto-étoile ne soit arrivée à maturité.

     

    Indiquons tout d'abord que TMC 1A est «une proto-étoile de masse déjà comparable à celle du Soleil» localisée dans TMC 1 (*), «le nuage moléculaire 1 du Taureau (en anglais Taurus Molecular Cloud 1», un nuage moléculaire «situé à environ 450 années-lumière du Soleil dans la Voie lactée», ce qui en fait «la nurserie d'étoiles la plus proche du Système solaire».

     

    La proto-étoile TMC 1A «est entourée d'un disque protoplanétaire et sa formation aurait commencé il y a environ 100.000 ans seulement» de sorte «qu'elle ne contiendrait que la moitié voire les trois quarts de sa masse finale, car l'accrétion de matière de l'enveloppe de la proto-étoile sur son disque d'accrétion puis sur l'astre lui-même n'est pas terminée». Le système est si jeune que «les réactions thermonucléaires qui transformeront la proto-étoile en véritable étoile n'ont pas encore commencé».

     

    Dans ce contexte, l'étude ici présentée a «mis en évidence une absence de raies d'émission du monoxyde de carbone (CO) alors qu'il était possible d'attendre leur présence, étant donné ce qui est connu de la composition des nuages moléculaires et des disques protoplanétaires». Les simulations numériques effectuées «concernant le transfert du rayonnement dans le disque de TMC 1A» accréditent l'idée que les molécules de CO doivent bien être là mais que «leur rayonnement a dû se retrouver bloqué par la présence de grains de poussières de la taille du millimètre».

     

    Comme «ces grains sont une étape menant à la naissance de cailloux puis de planétésimaux de quelques kilomètres à quelques centaines de kilomètres en prélude à la formation des embryons de planètes et des planètes elles-mêmes» et comme «ces grains n'existent pas avec une aussi grande taille initialement dans des nuages moléculaires et poussiéreux sur le point de s'effondrer pour former des proto-étoiles et des disques protoplanétaires», l'étude en conclut «que, contrairement à ce que les scientifiques pensaient avant, le processus de formation des planètes s'est très rapidement enclenché dans le disque protoplanétaire autour de TMC 1A et qu'il a débuté avant même que la proto-étoile ne soit arrivée à maturité».

     

    Lien externe complémentaire (source Simbad)

    (*) TMC 1

     

     


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    Une étude, dont les résultats intitulés «The origin of squamates revealed by a Middle Triassic lizard from the Italian Alps» ont été publiés dans la revue Nature, a permis de mettre en évidence que Megachirella wachtleri est le plus ancien squamate (*) connu.

     

    Indiquons tout d'abord qu'au «début des années 2000, des paléontologues ont tiré le reptile Megachirella wachtleri d’un long repos de 240 millions années dans les montagnes du Nord de l’Italie». C'est ce fossile qui vient d'être tomographié aux rayons X dans le cadre de l'étude ici présentée et il est apparu que M. wachtleri possédait des traits morphologiques sélectionnés «chez cent cinquante espèces de lézards anciens et modernes», ce qui conduit à conclure qu’il s’agit bien d’un squamate et que c’est même le plus ancien connu.

     

    Soulignons ici que «les 'animaux à écailles' ou Squamata, qui incluent les lézards, les serpents et les amphisbènes (des squamates sans pattes nettement différents des autres), forment le groupe de tétrapodes le plus diversifié» (**), ce qui suggérait «une grande ancienneté». Cette étude permet donc, grâce à l'âge de M. wachtleri «de resituer l’époque de l’apparition de la lignée des squamates il y a quelque 257 millions d’années, soit 75 millions d’années plus tôt qu’on ne le pensait».

     

    Ainsi, ce groupe, qui aurait «émergé au Permien, peu avant l’extinction massive d’espèces lors de la transition entre le Permien et le Trias, il y a quelque 252 millions d’années», s’est par la suite «fortement diversifié au Trias (252 à 201,3 millions d’années), profitant des niches écologiques libérées par l’extinction».

     

    Lien externe complémentaire (source Wikipedia)

    (*) Squamata

    (**) Amphisbaenia

     


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    Deux études, dont les résultats intitulés «Discovery of a planetary-mass companion within the gap of the transition disk around PDS 70» et «Orbital and atmospheric characterization of the planet within the gap of the PDS 70 transition disk» sont publiés dans la revue Astronomy & Astrophysics et disponibles en pdf, rapportent que l'instrument SPHERE installé sur le VLT de l’ESO, a permis de capturer «la toute première image confirmée d’une protoplanète en formation dans le disque de poussière d’une jeune étoile», en l'occurrence l'étoile naine PDS 70 (*).

     

    L’instrument SPHERE, «l’un des chasseurs d’exoplanètes les plus performants à l’heure actuelle», a non seulement «effectué la toute première détection robuste d’une jeune planète baptisée PDS 70b (**), creusant un sillon dans le disque de matière entourant la jeune étoile», mais il a aussi permis «de mesurer la brillance de la planète à différentes longueurs d’onde, ce qui a conduit à la détermination des propriétés de son atmosphère».

     

    Concrètement, la protoplanète «se situe à quelque trois milliards de kilomètres de l’étoile centrale, ce qui équivaut à la distance séparant Uranus du Soleil» et «l'analyse montre que PDS 70b est une géante gazeuse», «dotée d’une masse supérieure à plusieurs fois la masse de Jupiter», dont la température de surface «avoisine les 1000 degrés Celsius, ce qui est largement supérieur à celle de toute planète de notre Système Solaire».

     

    Alors que, jusqu'ici, «seule une poignée d’observations ont conduit à la détection de protoplanètes» au sein de disques protoplanétaires dont la plupart «pouvaient n’être que des artefacts du disque», la découverte «du jeune compagnon de PDS 70 constitue un résultat scientifique d’importance qui mérite déjà d’être approfondi»: dans cet ordre d'idée, la seconde étude a déjà indiqué, grâce au spectre obtenu de la protoplanète, que «son atmosphère est nuageuse».

     

     

    Lien externe complémentaire (source Simbad)

    (*) PDS 70

    Lien externe complémentaire (source Encyclopédie extrasolaire)

    (**) PDS 70 b

     


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    Une étude, dont les résultats intitulés «Absolute dating of lead carbonates in ancient cosmetics by radiocarbon» ont été publiés dans la revue Communications Chemistry, a permis, grâce à une mesure du carbone 14 réalisée pour la toute première fois sur des carbonates de plomb, de distinguer les produits d'origine naturelle de ceux obtenus par synthèse chimique dans des cosmétiques de l'Antiquité.

     

    Rappelons tout d'abord que «le carbonate de plomb est l'un des principaux composés de l'art et de l'archéologie, utilisé comme ingrédient dans la peinture et les cosmétiques depuis l'Antiquité». Alors que «la datation au carbone 14 (ou radiocarbone) par spectrométrie de masse par accélérateur est habituellement appliquée aux restes organiques (boischarbon de bois, os, etc.) qui incorporent du carbone radioactif par photosynthèse ou ingestion», jusqu’ici, «la technique n’avait jamais été appliquée» aux composés cosmétiques.

     

    Dans ce contexte, le premier caractère inédit de l’étude réside dans «la mise au point de la technique de mesure» tandis que le second provient du fait «que cette technique a été appliquée à des échantillons datant de la haute Antiquité». En fin de compte ce travail «apporte la preuve directe d’une théorie (avancée par les chimistes depuis une vingtaine d’années) selon laquelle les anciens Égyptiens maîtrisaient déjà des techniques de synthèse chimique et les appliquaient à leur 'industrie' cosmétique».

     

    Plus précisément, «les poudres de maquillage peuvent être différenciées par le radiocarbone selon qu’elles sont naturelles ou fabriquées», car «le radiocarbone est produit par des réactions nucléaires dans la haute atmosphère, puis assimilé sous forme de dioxyde de carbone par les organismes vivants» et donc du fait de sa désintégration progressive, «le carbone 14 n’est pas présent dans les minéraux formés il y a très longtemps».

     

    De la sorte, «les produits cosmétiques n’ayant subi qu’une préparation minimum (simple broyage par exemple) n’en portent pas de trace puisqu’ils sont issus directement du monde minéral», tandis que «le radiocarbone peut être présent dans les produits préparés par voie chimique, étant apporté dans ce cas par l’incorporation de CO2 contemporain, issu de composés de la biosphère (apports organiques)».

     

    En conséquence, «l'étude démontre que la cérusite (PbCO3) a d’abord été utilisée pour les cosmétiques dans le Royaume égyptien à l’état de minéral naturel (sans trace de radiocarbone) et, par la suite, sous la forme d’un composé synthétisé, fabriqué par les anciens Grecs». En outre, l'étude montre que «la phosgénite (PbCl2(CO3)2) a été produite artificiellement par les Égyptiens,il y a environ 3500 ans». Les analyses effectuées confirment ainsi «l'expertise des anciens Égyptiens et des Grecs dans la synthèse chimique des cosmétiques».

     

     


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    Voici un récapitulatif, correspondant à la fin du deuxième trimestre 2018, des catalogues d'exoplanètes présentés par le site:

    http://exoplanet.eu/catalog/

     

     

    Au 30 juin 2018, les catalogues de ce site donnaient:

     

    Général:

    3796 planètes, 2840 systèmes planétaires, 632 systèmes planétaires multiples

     

    Vitesse radiale:

    752 planètes, 558 systèmes planétaires,135 systèmes planétaires multiples

     

    Astrométrie:

    1 planète, 1 système planétaire, 0 système planétaire multiple

     

    Transits:

    2824 planètes, 2111 systèmes planétaires, 465 systèmes planétaires multiples

     

    Microlentille:

    78 planètes, 75 systèmes planétaires, 3 systèmes planétaires multiples

     

    Imagerie:

    93 planètes, 86 systèmes planétaires, 5 systèmes planétaires multiples

     

    Chronométrage (pulsar):

    29 planètes, 23 systèmes planétaires, 5 systèmes planétaires multiples

     

    TTV(variation de temps de transit):

    7 planètes, 6 systèmes planétaires, 1 systèmes planétaires multiples

     

    Autres:

    14 planètes, 13 systèmes planétaires, 1 systèmes planétaires multiples

     

    Non confirmées:

    208 planètes, 175 systèmes planétaires,17 systèmes planétaires multiples

     

    A partir de ces données et de données précédentes, j'ai calculé les

    Taux de variation suivants:

     

    Catalogues

    Au 30

    juin

    2017

    Taux de variation

    sur un an

    Au 30

    juin

    2018

    Taux de variation

    sur un an

    Ensemble des candidats compagnons

    3621

    5,17%

    3796

    4,83%

    Systèmes planétaires

    2712

    5,44%

    2840

    4,72%

    Systèmes planétaires multiples

    611

    4,09%

    632

    3,44%

    Exoplanètes détectées par vitesses radiales

    717

    6,86%

    752

    4,88%

    Systèmes planétaires correspondant aux détections par vitesses radiales

    538

    5,91%

    558

    3,72%

    Systèmes planétaires multiples correspondant aux détections par vitesses radiales

    129

    11,21%

    135

    4,65%

    Planètes observées par transits

    2723

    3,61%

    2824

    3,71%

    Systèmes planétaires correspondants aux transits

    2038

    4,19%

    2111

    3,58%

    Appartenance des transits à des systèmes planétaires multiples

    453

    1,12%

    465

    2,65%

    Exoplanètes détectées par microlentille

    56

    19,15%

    78

    39,29%

    Systèmes planétaires correspondant aux détections par microlentille

    54

    20,00%

    75

    38,89%

    Systèmes planétaires multiples correspondant aux détections par microlentille

    2

    0,00%

    3

    50,00%

    Exoplanètes détectées par imagerie

    84

    21,74%

    93

    10,71%

    Systèmes planétaires correspondant aux détections par imagerie

    77

    20,31%

    86

    11,69%

    Systèmes planétaires multiples correspondant aux détections par imagerie

    5

    66,67%

    5

    0,00%

    Exoplanètes détectées par chronométrage

    24

    4,35%

    29

    20,83%

    Systèmes planétaires correspondant aux détections par chronométrage

    19

    5,56%

    23

    21,05%

    Systèmes planétaires multiples correspondant aux détections par chronométrage

    4

    0,00%

    5

    25,00%

    Exoplanètes détectées par TTV (variation de temps de transit)

    7

    0,00%

    7

    0,00%

    Systèmes planétaires correspondant aux exoplanètes détectées par TTV

    6

    0,00%

    6

    0,00%

    Systèmes planétaires multiples correspondant aux exoplanètes détectées par TTV

    1

    -

    1

    0,00%

    Exoplanètes non confirmées ou réfutées

    210

    0,48%

    208

    -0,95%

    Systèmes planétaires correspondant aux exoplanètes non confirmées ou réfutées

    187

    0,00%

    175

    -6,42%

    Systèmes planétaires multiples correspondant aux exoplanètes non confirmées ou réfutées

    18

    0,00%

    17

    -5,56%

     

    Ces données sont à comparer à celles mises en ligne il y a un an:

    http://adsedelacreativite.eklablog.com/exoplanetes-statistiques-concernant-l-etat-des-decouvertes-a-la-fin-du-a130620438

     

     

     


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