•  

    Une étude, dont les résultats ont été publiés dans la revue Environmental Science & Technology, révèle que l'existence de plus d’un millier d’espèces différentes d'organismes sur un seul microdéchet de plastique récolté dans l’Atlantique nord: parmi eux, se trouvaient du phytoplancton et des bactéries autotrophes, ainsi que des animaux et bactéries qui s’en nourrissent. De ce fait, la plastisphère peut être considérée comme un écosystème assimilié à nouveau type de «récif microbien»!

     

    Il apparaît que «les bactéries montrent un développement différent de celles qui grandissent sur des récifs naturels»: en particulier des microbes ont été capables de dégrader le plastique, puisque des fissures et des puits microscopiques ont été observé dans le matériau», mettant ainsi en évidence la présence de bactéries qui «s’attaquent aux chaînes d’hydrocarbures».

     

    Enfin, ces débris de plastique doivent être considérés comme nouveau mode de transport, vecteur de maladies: en effet, «sur un des plastiques étudiés, la population dominante appartenait au genre Vibrio, qui comprend les bactéries du choléra et les bactéries vectrices de maladies gastrointestinales».

     

     


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    Des travaux, dont les résultats ont été publiés mercredi 3 juillet 2013 dans la revue Nature, ont permis de créer un foie humain fonctionnel à partir de cellules souches pluripotentes induites (IPS), qui sont obtenues à partir de cellules adultes ramenées à l'état quasi embryonnaire.

    L'ébauche de foie, créée avec ces cellules IPS humaines, a été implantée dans une souris, «où elle s'est transformée en un organe vascularisé possédant les propriétés d'un foie humain»: en effet, ces tissus greffés se sont révélés «capable de produire des protéines spécifiques comme l'albumine ou d'avoir une fonction d'épuration», améliorant «de manière significative la survie de la souris chez qui une défaillance hépatique avait été provoquée».

    Cependant, cette expérience, qui «relance l'espoir d'une alternative aux dons d'organe», ne devrait probablement pas aboutir à d'éventuels essais cliniques sur l'homme avant une dizaine d'années.

     


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    Des travaux, dont les résultats ont été publiés dans la revue Nature, ont permis d'établir un record en séquençant intégralement l’ADN d’un animal conservé dans le pergélisol arctique, daté entre 560 000 et 780 000 ans (le record précédent du plus vieux génome complètement séquencé était celui d’un ours polaire qui vivait dans une période située entre 110.000 à 130.000 ans).

     

     

    L'analyse a été menée à partir «d’un fragment d’os métapodial d’environ 15 cm de long, qui appartenait à la patte d’un ancien cousin de nos chevaux domestiques», découvert en 2003 au Canada, dans le centre-ouest de la région du Yukon.

     

    Comparé à l'ADN d’autres spécimens du genre Equus (un cheval vivant il y a 43.000 ans (au Pliocène), de cinq variétés de chevaux domestiques modernes (Equus ferus caballus), d’un âne (E. asinus) et d’un cheval sauvage de Przewalski (E. f. przewalskii)), ce génome a conduit à déduire que «l’ancêtre commun des ânes, zèbres et autres chevaux aurait vécu voilà 4 à 4,5 millions d’années, soit 2 millions d’années plus tôt que ce que l’on croyait jusqu’alors».

     

     

    De plus, il est apparu que les populations de chevaux ont fortement fluctué au cours des deux derniers millions d’années à cause du climat: en particulier, «les populations ont augmenté entre les périodes froides, lorsque les prairies abondaient».

     

    Enfin, les chevaux de Przewalski, qui se seraient différenciés entre 38.000 et 72.000 ans, constituent la dernière population de chevaux sauvages. Leur réintroduction peut très bien réussir, car «les équidés réintroduits présenteraient une même diversité génétique que leurs cousins domestiqués, ce qui signifie qu’ils ne devraient pas être victimes d’un goulet d’étranglement génétique, même si leur population est issue d’un faible nombre de reproducteurs».

     

     


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    Une étude, dont les résultats ont été publiés le 2 juillet dans la revue Annales Geophysicae, fournit la première confirmation expérimentale de la présence d’un vent plasmasphérique dans la magnétosphère terrestre et évalue son rôle dans la perte de masse de la haute atmosphère ionisée (de l’ordre de 1 kg par seconde).

    Postulée depuis 1992, à partir de calculs théoriques de stabilité du plasma, l’existence de ce vent, transportant continuellement du plasma froid de la plasmasphère vers la magnétosphère externe, vient d'être confirmée grâce à l’analyse des mesures ioniques obtenues par l’expérience CIS à bord des satellites Cluster, qui a permis de mesurer sa vitesse (de l’ordre de 1 km par seconde).

    «Des vents similaires devraient exister aussi autour d’autres planètes, ou objets astrophysiques, en rotation autour de leur axe et possédant une atmosphère ionisée et un champ magnétique intrinsèque», constituant «un mode supplémentaire d’échappement atmosphérique dans l’espace» pour ces planètes.

     


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    Voici un récapitulatif, à la fin du deuxième trimestre 2013, des catalogues d'exoplanètes présentés par le site:

     

    http://exoplanet.eu/catalog/

     

    Au 30 juin 2013, les catalogues de ce site donnaient: 

     

    Général:

     

    899 planètes

     

    698 systèmes planétaires, 133 systèmes planétaires multiples

     

    Vitesse radiale nouvelle présentation:

     

    398 systèmes planétaires, 521 planètes, 84 systèmes planétaires multiples 

     

    Vitesse radiale ancienne présentation:

     

    645 systèmes planétaires, 831 planètes, 124 systèmes planétaires multiples

     

    Transits:

     

    247 systèmes planétaires 310 planètes 40 systèmes planétaires multiples

     

    Microlentille:

     

    19 systèmes planétaires, 21 planètes, 2 systèmes planétaires multiples

     

    Imagerie:

     

    28 systèmes planétaires, 32 planètes, 1 systèmes planétaires multiples

     

    Chronométrage:

     

    12 systèmes planétaires, 15 planètes, 2 systèmes planétaires multiples

     

    Non confirmées:

     

    168 systèmes planétaires 192 planètes 18 systèmes planétaires multiples

     

    A partir de ces données et de données précédentes, j'ai calculé les

     

    Taux de variation suivants:

     

    Catalogues

    Au 31

    mars

    2013

    Taux de variation

    sur un an

    Au 30

    juin

    2013

    Taux de variation

    sur un an

    Ensemble des candidats compagnons

    861

    12,84%

    899

    15,55%

    Exoplanètes détectées par vitesses radiales (ancienne présentation)

    798

    13,84%

    831

    16,06%

    Systèmes planétaires correspondant aux détections par vitesses radiales

    (ancienne présentation)

    628

    12,34%

    645

    12,96%

    Systèmes planétaires multiples correspondant aux

    détections par vitesses radiales

    (ancienne présentation)

    119

    26,60%

    124

    29,17%

    Planètes observées par transits

    294

    27,83%

    310

    29,71%

    Systèmes planétaires correspondants aux transits

    238

    21,43%

    247

    20,49%

    Appartenance des transits à des systèmes planétaires multiples

    37

    27,59%

    40

    33,33%

    Exoplanètes détectées par microlentille

    18

    20,00%

    21

    31,25%

    Systèmes planétaires correspondant aux détections par microlentille

    16

    14,29%

    19

    26,67%

    Systèmes planétaires multiples correspondant aux détections par microlentille

    2

    100,00%

    2

    100,00%

    Exoplanètes détectées par imagerie

    30

    -3,23%

    32

    3,23%

    Systèmes planétaires correspondant aux détections par imagerie

    27

    0,00%

    28

    3,70%

    Systèmes planétaires multiples correspondant aux détections par imagerie

    1

    -50,00%

    1

    -50,00%

    Exoplanètes détectées par chronométrage

    15

    -6,25%

    15

    0,00%

    Systèmes planétaires correspondant aux détections par chronométrage

    12

    9,09%

    12

    0,00%

    Systèmes planétaires multiples correspondant aux détections par chronométrage

    2

    -50,00%

    2

    0,00%

    Exoplanètes non confirmées ou réfutées

    191

    22,44%

    192

    10,34%

    Systèmes planétaires correspondant aux exoplanètes non confirmées ou réfutées

    168

    13,51%

    168

    6,33%

    Systèmes planétaires multiples correspondant aux exoplanètes non confirmées ou réfutées

    17

    142,86%

    18

    38,46%

     

    Ces données succèdent à celles mises en ligne le trimestre précédent :

    http://adsedelacreativite.eklablog.com/exoplanetes-statistiques-des-decouvertes-a-la-fin-du-premier-trimestre-a81130808

    On peut également les comparer avec les statistiques présentées à la fin de l'année 2012.

    http://adsedelacreativite.eklablog.com/exoplanetes-2012-statistiques-de-decouvertes-a64472403

     

    Le travail présenté sur le site PHL (Planetary Habitability Laboratory) mérite d'être souligné: il porte à la connaissance du public des statistiques variées sur les exoplanètes; en particulier, il les a recensées par catégories de systèmes découverts:

    https://sites.google.com/a/upr.edu/planetary-habitability-laboratory-upra/projects/habitable-exoplanets-catalog/stats

     

    Le précieux pointage des mondes potentiellement habitables est susceptible de faire rêver beaucoup d'entre nous:

    https://sites.google.com/a/upr.edu/planetary-habitability-laboratory-upra/projects/habitable-exoplanets-catalog

     

    Voici donc, pour finir, trois tableaux qui montrent les variations de ces catégories par rapports au trimestre précédent.

    Systèmes

    Nombres de planètes au 31 mars 2013

    Nombres de planètes au 30 juin 2013

    Taux de variation sur un trimestre

    1 planète

    549

    558

    1,64%

    2 planètes

    93

    95

    2,15%

    3 planètes

    21

    22

    4,76%

    4 planètes

    7

    8

    14,29%

    5 planètes

    4

    5

    25,00%

    6 planètes

    3

    3

    0,00%

     

     

    Classement suivant la température

    Nombres de planètes au 31 mars

    2013

    Nombres de planètes au 30 juin

    2013

    Taux de variation sur un trimestre

    Ensemble des compagnons planétaires

    861

    889

    3,25%

    Systèmes planétaires

    674

    691

    2,52%

    Exoplanètes chaudes

    527

    549

    4,17%

    Exoplanètes tièdes

    98

    101

    3,06%

    Exoplanètes froides

    176

    180

    2,27%

    Exoplanètes non classées

    60

    59

    -1,67%

     

     

    Habitabilité

    Nombres de planètes au 31 mars

    2013

    Nombres de planètes au 30 juin

    2013

    Taux de variation sur un trimestre

    Exoplanètes potentiellement habitables

    7

    12

    71,43%

    Exolunes habitables prédites

    25

    26

    4,00%

     

     


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