• Anthropologie: 29 traces de pas, découvertes en 2002 sur le site de Trachilos (Crète) et attribuées à un homininé, ont été datées de -5,7 millions d'années!____¤201709

     

    Une étude, dont les résultats intitulés «Possible hominin footprints from the late Miocene (c. 5.7 Ma) of Crete?» ont été publiés dans la revue Proceedings of the Geologist association, a permis de dater de -5,7 millions d'années 29 traces de pas, attribuées à un homininé et découvertes en 2002 par un géologue polonais sur le site de Trachilos (Crète). Ce grand ancêtre des humains serait ainsi «plus jeune que Toumaï, mais bien plus vieux que les australopithèques».

     

    Précisons tout d'abord que les traces en question «ont été laissées sur une bande de sable, proche de l'ancien lit d'une rivière» et que «leur datation a été faite à partir de l'analyse de foraminifères, des micro-organismes marins fossiles dont l'évolution très rapide, au cours du temps, donne de bons jalons aux préhistoriens et biogéographes»: comme, il y a 5,6 millions d'années, «la Méditerranée s'est entièrement asséchée», cet évènement remarquable «a laissé des sédiments faciles à interpréter».

     

    Ainsi, «ces traces de pas ont deux millions d'années de plus que celles de Laetoli, jusqu'alors les plus anciennes connues au monde» et auraient été faites par «quelqu'un marchant debout sur ses jambes» qui chaussait «du 35 maximum, puisqu'elles mesurent entre 9,4 cm et 22,3 cm». Il semble que leur forme est «très similaires à celles des humains», car «les autres primates laissent des empreintes très différentes, leur pied ressemble plus à une main, avec un gros orteil écarté comme un pouce». En outre, ces pieds, «dépourvues de griffes», seraient «dotés de coussinets proches de ceux des plantes humaines».

     

    Toutefois, ces conclusions prêtent à controverse, parce qu'elles suggèrent «que les premiers ancêtres des humains se sont baladés dans le sud de l'Europe aussi bien qu'en Afrique de l'est». Cependant, il y a 5,7 millions d'années, au miocène tardif, «le désert du Sahara n'existait pas» et la Crète «n'était pas encore détachée de la Grèce». Ces conditions laissent finalement penser que «les premiers homininés avaient une aire de distribution à travers tout le sud de l'Europe et toute l'Afrique» et qu'ils ont bien «pu laisser leurs empreintes sur un rivage méditerranéen».

     

    De plus, comme «par une bienheureuse coïncidence, au début de l'année 2017, des chercheurs allemands, grecs et bulgares» qui ont «réexaminé les restes d'un primate de Grèce et de Bulgarie, le Graecopithecus, vieux de – 7,2 millions d'années» avaient «conclu qu'il s'agissait bien d'un homininé, le premier connu hors d'Europe», pour «les découvreurs des traces de Crète» cet homininé ou plutôt l'un de ses descendants «pourrait être le promeneur de Trachilos».

     

     


    Tags Tags : , , , , , , , , , ,
  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :