• Anthropologie: l'homme et ses ancêtres constituent un paradoxe évolutif, car ce sont les seuls primates dont la taille des dents a diminué au cours du développement cérébral!____¤201404

     

    Une étude, dont les résultats ont été publiés dans la revue BioMed Research International, montre que l'homme et ses ancêtres sont les seuls primates dont la taille des dents a diminué au cours du développement cérébral, ce qui constitue un paradoxe évolutif.

    Afin de le prouver, «le rapport entre la taille des 'post-canines' (dents placées derrière les canines) et le volume interne du crâne chez un large aréopage de primates, parmi lesquels les principaux fossiles connus du genre Homo» a été analysé: il apparaît ainsi que «tout au long de l'évolution humaine, la taille des dents a diminué tandis que la taille du cerveau augmentait».

    Ces «deux tendances évolutives opposées, qui sont restées liées pendant 2,5 millions d'années, lorsque nos premiers ancêtres du genre Homo sont apparus» sont paradoxales, car lorsque le volume du cerveau, «organe particulièrement gourmand en énergie», augmente, les besoins alimentaires du corps qui le porte doivent également augmenter et l'émergence de dents de plus grande taille devrait être favorisée afin de «contribuer à satisfaire ces besoins énergétiques accrus».

    Comme ce n'est pas ce qui s'est produit depuis «près de 2,5 millions d'années», l'explication la plus vraisemblable à ce paradoxe est l'apparition «d'un changement de régime qui a été considérablement enrichi par un apport d'aliments d'origine animale: protéines, graisse et oligoéléments qui sont justement fondamentaux pour l'entretien et le fonctionnement du cerveau».

    En retour, un cerveau plus volumineux permet «des relations sociales et culturelles plus importantes, donc des progrès technologiques assurant une meilleure sécurité alimentaire».

    De plus, cette tendance évolutive correspond, comme le souligne l'étude, «avec l'inactivation d'un gène (MYH16) liés au développement du muscle temporal, situé de part et d'autre du crâne et impliqué notamment dans la mastication».

    La diminution de la taille de ces muscles chez l'humain, qui a commencé il y a environ 2,4 millions d'années, laisse «plus de place pour la croissance du cerveau, alors que des muscles hypertrophiés sur les tempes gênent le développement du dôme crânien».

     


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