• Anthropologie: l'hybridation entre l'Homme de Néandertal et nos ancêtres Homo Sapiens a permis à ceux-ci d'être mieux protégé contre les virus!____¤201810

     

    Une étude, dont les résultats intitulés «Evidence that RNA Viruses Drove Adaptive Introgression between Neanderthals and Modern Humans» ont été publiés dans la revue Cell, a permis, en dressant «une cartographie des virus d'il y a 40.000 ans», de démontrer que l'hybridation entre l'Homme de Néandertal et nos ancêtres Homo Sapiens aurait permis à ceux-ci d'être mieux protégé contre les virus.

     

    Indiquons tout d'abord qu'en arrivant en Europe, nos ancêtres Homo Sapiens ont été «confrontés à un nouvel environnement, peuplé d'espèces inconnues» d'eux. Parmi celles-ci, il y avait des virus «et, particulièrement celui de la grippe». Comme Néandertal «vivait sous ces latitudes depuis des centaines de milliers d'années» et «était armé pour leur résister», il a probablement transmis ses virus à nos ancêtres en les côtoyant.

     

    S'il est fort probable que nombre d'Homo Sapiens en sont morts, il a également donné à notre espèce «les outils pour se défendre». A l'appui de cette idée, on retrouve «dans l'ADN humain actuel des gènes néandertaliens qui ont de toute évidence participé un jour à nos défenses immunitaires». Cependant, comme «nos ancêtres n'ont gardé que ce qui leur était utile», on constate que «la plus grande partie des introgressions génétiques néandertaliennes ont été purgées de notre génome» de sorte qu'on «ne retrouve aujourd'hui que 2% d'ADN hérités d'un croisement avec Néandertal chez les populations non-africaines».

     

    Dans ce contexte, l'étude ici présentée n'a pu mettre en évidence «la survivance de ces gènes 'protecteurs' que chez les populations européennes»: cela signifie soit que «ces gènes se sont perdus pour tout un pan des populations concernées, mais c'est peu probable», soit qu'ils «sont issus d'un métissage qui a eu lieu après la séparation des populations sapiens européenne et asiatique, et là c'est assez surprenant», car «rien ne le laissait penser jusqu'à présent».

     

    Si ces gènes «ont été utiles il y a 40.000 ans», il est désormais, difficile de savoir si leur action est toujours positive dans «les populations héritières de ce brassage génétique». En fait, il faudrait entreprendre «des études épidémiologiques pour mieux comprendre leur rôle et découvrir s'ils peuvent encore nous protéger». En tout cas, de précédentes études ont montré que l'héritage génétique venant de Néandertal «avait pu, à terme, se retourner contre nous», puisqu'on «attribue à cet ADN néndertalien la cause de nombreuses allergies».

     

     

     


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