• Anthropologie: la communication et l’interprétation des émotions sont les moteurs qui pourraient expliquer le rôle acquis par nos sourcils au fil de l’évolution!____¤201804

     

    Une étude, dont les résultats intitulés «Supraorbital morphology and social dynamics in human evolution» ont été publiés dans la revue Nature Ecology & Evolution, a permis d'avancer une nouvelle hypothèse pour expliquer le rôle acquis par nos sourcils au fil de l’évolution. Elle considère que le mouvement de nos arcades sourcilières est impliqué dans la communication et l’interprétation des émotions, et tient, de ce fait, une place prépondérante dans l’établissement des relations sociales.

     

    Notons tout d'abord que «nos ancêtres de la préhistoire possédaient un bourrelet sus-orbitaire particulièrement proéminent». Cette caractéristique morphologique particulière est interprétée comme le «signe à l’époque d’une dominance et d’une agressivité particulièrement exacerbées»: en effet, l'observation des babouins mandrills où «les mâles dominants ont des protubérances vivement colorées sur chacun des côtés de leurs museaux pour montrer le statut» donne une indication sur la fonction d’une arcade sourcilière proéminente.

     

    Par la suite, au fil de l’évolution, «cette avancée frontale s’est progressivement adoucie, et a fini par laisser place à nos sourcils actuels, capables pour leur part d’une variété de mouvements bien plus étendue». Pour appuyer l'hypothèse que «la mobilité de cette partie de notre visage joue un rôle prédominant dans l’établissement des relations sociales», le crâne d’un fossile bien connu des archéologues, baptisé Kabwe (*), a été analysé «grâce à un logiciel de modélisation 3D».

     

    Selon cette étude, ces analyses permettent de «comprendre la fonction du trait anatomique ancestral porté par cet ossement»: en rasant «l’énorme arcade sourcilière de Kabwe», grâce au logiciel de modélisation, il a été constaté que «le front épais n’offrait pas d’avantage spatial, puisqu’il pouvait être considérablement réduit sans causer de problème». Ensuite, une simulation des forces de mastication sur différentes dents a montré que «de très petites contraintes étaient répercutées sur l’arcade sourcilière» de sorte qu'en retirant la crête, il n'y a eu «aucun effet sur le reste du visage en mordant».

     

    D'autres hypothèses, telles que «celles qui affirment que les arcades sourcilières servent à empêcher la sueur ou les cils de venir dans les yeux» ont également été écartées, pour ne conserver que celle de la communication sociale, car les mouvements des sourcils «permettent d’exprimer des émotions complexes ainsi que de percevoir les émotions des autres», une communication non verbale particulièrement subtile.

     

     

    Lien externe complémentaire (source Wikipedia)

    (*) Homo rhodesiensis (Homme de Kabwe)

     

     


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