• Anthropologie: la première analyse de l’ADN de soldats morts pendant les croisades confirme notamment la diversité de profils que l’on trouvait dans les armées du Christ! ____¤201904

     

    Une étude, dont les résultats intitulés «A Transient Pulse of Genetic Admixture from the Crusaders in the Near East Identified from Ancient Genome Sequences» ont été publiés dans la revue  The American Journal of Human Genetics (AJHG), a permis, grâce à la première analyse de l’ADN de soldats morts pendant les croisades et enterrés au Liban, de confirmer notamment la très grande diversité de profils que l’on trouvait dans les armées du Christ.

     

    Rappelons tout d'abord que «le 27 novembre 1095 le pape Urbain II profite d’un concile à Clermont pour lancer le monde chrétien à l’assaut de Jérusalem» (*). Lors de cette guerre sainte, qui s’est, en fait, étalée sur 200 ans, des milliers de chevaliers ont traversé l’Europe «pour partir à la conquête de la ville sainte».

     

    Concrètement, «le 15 juillet 1099 Jérusalem tombe aux mains de la chrétienté» et devient «la capitale d’un royaume latin qui portera son nom» et «sera dirigé par Godefroy de Bouillon, Avoué du Saint-Sépulcre (il refuse le titre de roi, ne pouvant porter une couronne d’or là où le christ avait porté une couronne d’épine)». Dans le même temps, «le reste du levant est divisé en plusieurs états latins d’Orient qui coordonnent leur action militaire», des royaumes qui «tiendront jusqu’au début du XIVe siécle».

     

    En réalité, «le Proche-Orient était déjà une région très compliquée et très divisée», dans laquelle, «bien avant l’arrivée des croisés», se trouvaient déjà des chrétiens: «les chrétiens d’Orient, héritiers des premières églises». Dans ce contexte, l'étude ici présentée s'est intéressée aux soldats ordinaires, qui ont vécu les croisades et en sont morts, en comparant «l’ADN de 13 individus ayant vécu dans ce qui est aujourd’hui le Liban entre le IIIe et le XIIIe siècle».

     

    Plus précisément, neuf de ces individus «ont été déterrés dans une fosse commune qui comptait en tout vingt-cinq individus morts au combat au XIIIe siècle». Il est ainsi apparu que «trois sont européens, quatre sont issus du Proche-Orient et les deux autres ont des 'origines multiples'». Tous sont des «combattants vivant à la fin des croisades», peu de temps «avant que la région ne retombe sur domination musulmane».

     

    Cette étude est intéressante car «c’est la première fois qu’on réussit à extraire de l’ADN de croisés» : de la sorte, elle confirme «que des hybridations entre les croisés et les populations orientales existaient». Les textes de Foucher de Chartres témoignent que «cohabitaient dans la région les combattants qui retournaient ensuite en Europe et ceux qui faisait du Moyen-Orient leur nouvelle demeure». Il écrit en effet: «Nous, qui étions occidentaux, sommes maintenant devenus orientaux. Celui qui était romain ou franc est devenu, sur cette terre, galiléen ou palestinien».

     

    Soulignons pour finir que ce travail montre, à partir de deux des individus analysés, que «tous les croisés n’avaient pas forcément des origines européennes»: en fait, «les mercenaires étaient nombreux pendant les croisades» et nombreux étaient «les individus susceptibles de combattre du côté de l’Église».

     

    Lien externe complémentaire (source Wikipedia)

    (*) Urbain II

     

     


    Tags Tags : , , , , , , , , , , ,
  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :