• Anthropologie: la première preuve expérimentale d'une domestication de l'humain par lui-même a été établie!____¤201912

     

    Une étude, dont les résultats intitulés «Dosage analysis of the 7q11.23 Williams region identifies BAZ1B as a major human gene patterning the modern human face and underlying» ont été publiés dans la revue Science Advances, révèle, grâce à l'analyse de BAZ1B, un gène impliqué dans le syndrome de Williams, que lchien ne serait pas la première espèce domestiquée par l'humain puisque l'humain aurait été auparavant domestiqué par lui-même.

     

    Relevons tout d'abord que «lorsqu'une espèce est apprivoisée par l'humain, des changements physiques et comportementaux sont observés»: ainsi, par exemple, «les chiens ont un crâne et des dents plus petits que leurs comparses sauvages». Or, si on compare les changements physiques de l'humain par rapport à ses ancêtres, on est étonné de découvrir que, «malgré un cerveau plus gros», il «possède un crâne plus petit». En outre, l'humain est «moins agressif et plus coopératif que ses ancêtres».

     

    Comme «chez le chien, ces modifications semblent liées à une diminution d'un certain type de cellules souches», celles de la crête neurale (CSCN), et comme «chez l'humain, le gène BAZ1B joue un rôle crucial dans le mouvement des CSCN», il est remarquable que certaines personnes, qui «ne possèdent qu'une seule copie de ce gène, alors que chaque gène est normalement présent en double», souffrent du syndrome de Williams, caractérisé entre autres «par un crâne plus petit et un comportement plus amical».

     

    Dans ce contexte, l'étude ici présentée a eu pour objectif d'examiner de plus près cette coïncidence. Il est ainsi apparu, «grâce à des cultures de cellules», que «le niveau d'activité de BAZ1B affecte des centaines d'autres gènes» impliqués «dans le développement facial et crânien»: en particulier, «une activité réduite de BAZ1B conduit aux traits faciaux distinctifs du syndrome de Williams», ce qui suggère que ce gène est un régulateur du visage humain dans un sens qui «s'approche des traits caractéristiques de la domestication».

     

    En outre, l'analyse des «gènes sensibles à BAZ1B chez Néandertal et Denisova», a conduit à l'observation de nombreuses mutations régulatrices. Comme «bon nombre de ces gènes ont été régulés par la sélection chez les animaux domestiqués», cette étude laisse penser «que l'humain a bel et bien subi un processus de domestication, ainsi que la sélection génétique associée».

     

    La conclusion est donc que, «dans une époque fort lointaine», les ancêtres de l'humain formaient «des sociétés coopératives, dans lesquelles les personnes avec un comportement plus amical étaient favorisées» de sorte que «petit à petit, la sélection naturelle a permis d'éliminer les individus les plus agressifs». Ainsi, «les gènes de l'agressivité devinrent plus rares, et furent remplacés par les gènes d'un comportement plus sympathique». En fin de compte, cette étude a établi la première preuve expérimentale d'une domestication de l'humain par lui-même.

     

     


    Tags Tags : , , , , , , , , , , , ,
  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :