• Anthropologie: la répartition chez l’Homme moderne non africain de nombreux gènes hérités de ses cousins néandertaliens vient d'être mieux estimée!____¤201402

     

    Des travaux, dont les résultats ont été publiés dans les revues Nature (article 1) et Science (article 2), ont permis de mieux estimer la répartition chez l’Homme moderne non africain de nombreux gènes hérités de ses cousins néandertaliens, qui «nous permettraient entre autres de mieux supporter le climat européen».

     

    Controversée à ses débuts, la théorie selon laquelle «les Hommes modernes et de Néandertal ont cohabité par le passé, au point de se reproduire entre eux et d’ainsi donner naissance à des hybrides», est aujourd'hui complètement acceptée, «car validée par des données génétiques».

     

    Il est ainsi apparu que «de nombreux gènes dissemblables ont été transmis à l’Homme moderne non africain, et sont maintenant éparpillés dans son patrimoine génétique». Les travaux présentés ici ont permis de rechercher ces gènes «dans les génomes de centaines d’Européens et d’Asiatiques, puis de les cartographier en déterminant leurs loci».

     

    Des algorithmes ont tout d'abord identifié «des séquences de nucléotides vieilles de centaines de milliers d’années, mais qui n’ont été intégrées que récemment dans le patrimoine génétique de notre espèce», puis «les gènes correspondants ont alors été recherchés dans le génome d’Homo neanderthalensis»: l'article de la revue Nature, a déterminé «40 % des gènes composant le patrimoine génétique de l’Homme de Néandertal», en travaillant «sur l’ADN de 1.004 H. sapiens en vie», tandis que celui de la revue Science, a «repéré 15 milliards de paires de bases héritées de nos cousins, ce qui représente environ 20 % de leur génome», sur «un échantillon de 665 personnes vivantes».

     

     

    Globalement on peut dire que «les séquences néandertaliennes les plus actives interviennent dans la production de kératine par les kératinocytes», des cellules qui «composent à 90 % la surface de notre peau, tout en jouant un rôle déterminant dans la formation des phanères (ongles, poils et cheveux)».

     

    Comme l'Homme de Néandertal «est arrivé en Europe plusieurs centaines de milliers d’années avant H. sapiens», il a eu le temps «de s’adapter à son environnement avant que les hybridations n’aient lieu», ce qui suggère que ces gènes, transmis à l’Homme moderne, l'ont aidé à «mieux supporter le climat européen qu’il a rencontré après avoir quitté l’Afrique».

     

    D'autre part, l’absence de gènes néandertaliens dans certaines parties du patrimoine génétique humain «peut signifier qu’ils ont été éliminés au cours des générations en raison des conséquences dommageables que leur expression provoquait»: l'article de Nature, par exemple, souligne «qu’il n’y avait pas de séquences néandertaliennes dans la section du génome abritant le gène Foxp2», qui est impliqué dans le langage chez l’Homme moderne.

     

    Comme les gènes néandertaliens sont également «peu présents sur le chromosome X et peu exprimés dans les testicules», cela pourrait indiquer que «H. sapiens et H. neanderthalensis devaient être aux limites de la 'compatibilité biologique'» de sorte que «nombre de leurs hybrides ont probablement été touchés d’infertilité».

     

     


    Tags Tags : , , , , , , , , , , , ,
  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :