• Anthropologie: le bassin de Rudapithecus, qui vivait en Europe au Miocène supérieur, suggère que la bipédie humaine pourrait avoir des origines plus profondes qu'on le croyait! ____¤201909

     

    Une étude, dont les résultats intitulés «A late Miocene hominid partial pelvis from Hungary» ont été publiés dans la revue Journal of Human Evolution, laisse penser, à partir d'une analyse du bassin de Rudapithecus, un grand singe qui vivait en Europe au Miocène supérieur (il y a environ 10 millions d'années), que la bipédie humaine pourrait avoir des origines plus profondes qu'on le croyait jusqu'alors.

    Rappelons tout d'abord «que des travaux d'anthropologues de l'université de Toronto (Canada) sur les os des membres, les mâchoires et les dents de Rudapithecus avaient déjà montré qu'il appartenait à la fois à la famille des humains et à celle des singes d'Afrique». Cette information est surprenante car l'endroit dans lequel ses restes fossilisés ont été découverts est situé en Hongrie.

     

    Pour sa part, l'étude ici présentée, du fait que le bassin de Rudapithecus trouvé à Rudabánya n'était pas complet, s'est appuyée «sur des techniques de modélisation 3D pour extrapoler sa forme et la comparer à celle de singes modernes». Il est ainsi apparu que «le bassin de Rudapithecus est bien différent de celui des singes d'Afrique» de sorte que «même s'il devait se déplacer dans les arbres de branches en branches comme eux, une fois à terre, il est probable qu'il avait adopté la bipédie»

     

    Il en découle que pour que «les humains évoluent à partir d'un corps en forme de singe africain, des changements substantiels pour allonger le bas du dos et raccourcir le bassin sont nécessaires» tandis que «pour que les humains évoluent d'un ancêtre plus proche de Rudapithecus, cette transition est beaucoup plus simple».

     

    En effet, alors que «les singes d'Afrique modernes présentent un bassin long et un bas du dos étroit», ce qui explique en partie qu'ils marchent généralement à quatre pattes, les Hommes, «jouissent d'un bas du dos plus long et plus souple qui leur permet de se tenir debout et de marcher sur deux jambes».

     

    Il en résulte qu'au lieu de chercher à savoir «pourquoi nos ancêtres ont abandonné la marche à quatre pattes pour la bipédie», paradoxalement, il faudrait, peut-être, se demander «pourquoi nos ancêtres n'ont pas abandonné la bipédie pour la marche à quatre pattes».

     

     


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