• Anthropologie: le Graecopithèque, qui vivait en Europe entre -7,15 et -7,24 millions d'années, semble pouvoir être intégré dans la famille humaine des Hominines!____¤201705

     

    Deux études, dont les résultats intitulés respectivement «Potential hominin affinities of Graecopithecus from the Late Miocene of Europe» et «Messinian age and savannah environment of the possible hominin Graecopithecus from Europe» ont été publiés dans la revue PLOS ONE, laissent penser que le Graecopithèque, qui vivait en Europe entre -7,15 et -7,24 millions d'années, devrait être intégré dans la famille humaine des Hominines, alors que, jusqu'ici, «les paléontologues, très majoritairement, estimaient que la lignée humaine était apparue en Afrique et que son plus ancien représentant connu était Toumaï, alias Sahelanthropus tchadensis, qui vivait il y a 7 millions d'années dans ce qui est aujourd'hui le Tchad».

     

    La première étude, qui a analysé «les restes connus de Graecopithèque: une dent trouvée en 2012 en Bulgarie et une mandibule, découverte à Pyrgos Vassilissis (aujourd'hui un quartier d'Athènes) en 1944, 'dans des circonstances mal documentées'», a abouti à la conclusion qu'il était plus près de l'Homme que de tout autre primate.

     

    En fait, «la prémolaire avait été datée de 7 millions d'années grâce aux autres fossiles associés, et rapprochée de la mâchoire grecque, laquelle avait donné lieu à la description d'une nouvelle espèce de primate, Graecopithecus freybergi, dont, de plus, l'âge estimé était similaire».

     

    Pour sa part, cette étude vient, en passant la prémolaire et la mandibule au scanner CT, de faire apparaître deux analogies avec l'anatomie humaine: «les canines sont petites et les racines des dents sont partiellement fusionnées, ce qui est spécifique des humains».

     

    La seconde étude «traite de la datation de la mandibule (-7,175 millions d'années) et de la dent bulgare (-7,24 millions d'années), mais aussi de l'environnement qui régnait à cette époque autour de la Méditerranée». Elle relève que «la région devait alors être une savane» et que, durant le Messinien, «le climat s'y est brutalement refroidi et c'est à ce moment et à cet endroit que la lignée humaine se serait séparée de celle des singes».

     

    Comme «ces résultats bousculent suffisamment les connaissances actuelles», ils «méritent une vérification», car «ils obligeraient à réécrire l'histoire des hominidés et se heurtent aux nombreux indices de la piste africaine».

     

     


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