• Archéologie: au néolithique, des agriculteurs de Chine avaient domestiqué le chat du Bengale, un cousin du chat sauvage occidental à l'origine des chats domestiques modernes!____¤201601

     

    Une étude, dont les résultats intitulés «Earliest “Domestic” Cats in China Identified as Leopard Cat (Prionailurus bengalensis)» ont été publiés dans la revue PLOS ONE, a permis d'identifier l'espèce à laquelle correspondent les restes de chat, datant d'environ 3500 ans avant J.-C., découverts dans des villages d'agriculteurs de Chine: ils appartiennent au chat du Bengale, un cousin éloigné du chat sauvage occidental (Felis silvestris lybica), qui à l'origine de tous les chats domestiques modernes.

     

    Signalons tout d'abord que tous les chats domestiques actuels (il y en a plus de 500 millions!) «descendent de la forme africaine et proche-orientale du chat sauvage (Felis silvestris lybica)» et que «les débuts du rapprochement entre l'homme et le chat se sont déroulés au Proche-Orient, dès 9000 à 7000 avant J.-C., avec la naissance de l'agriculture», selon des travaux publiés en 2004.

     

    En vue de savoir si des ossements de chat, découverts en 2001 dans des villages d'agriculteurs du nord de la Chine (province de Shaanxi) et datés d'environ 3500 avant J.-C., constituaient «la preuve d'un rapprochement entre des petits félins chinois et l'homme dès le 4e millénaire avant J.-C. en Chine» ou s'ils étaient «le résultat d'une importation des premiers chats domestiques depuis le Proche-Orient jusqu'en Chine», l'étude ici présentée a effectué, en l'absence d'ADN ancien, «une analyse de morphométrie géométrique» de ces ossements.

     

    En effet, comme il existe «au moins quatre formes différentes de petits félidés en Chine» et comme «la sous-espèce à l'origine du chat moderne (Felis silvestris lybica) n'y a jamais été répertoriée», il s'agissait de différencier les os de ces petits félins, «aux morphologies très similaires et aux différences souvent indiscernables avec les techniques classiques».

     

    Ainsi, après analyse des mandibules «de cinq chats du Shaanxi et du Henan datés entre 3500 et 2900 avant J.-C.», il est apparu que «ces ossements appartiennent tous au chat du Bengale (Prionailurus bengalensis)»: ce chat sauvage, cousin éloigné du chat sauvage occidental, «encore très répandu aujourd'hui en Asie orientale», est connu «pour sa propension à fréquenter les zones à forte présence humaine» (sans doute été attiré «par la prolifération des rongeurs qui profitaient des stocks de céréales»).

     

    Il en résulte «qu'un processus comparable à celui connu au Proche-Orient et en Égypte s'est développé indépendamment en Chine suite à la naissance de l'agriculture qui y est apparue au 8e millénaire avant notre ère». Cependant, comme «les chats domestiques actuels de Chine ne sont pas des descendants du chat du Bengale, mais de son cousin F. silvestris lybica, la nouvelle question à résoudre est de trouver quand ce dernier a remplacé le chat du Bengale dans les villages chinois.

     

     


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