• Archéologie: des indices d’une présence humaine en Californie, il y a 130 000 ans, ont été rapportés!____¤201704

     

    Une étude, dont les résultats intitulés «A 130,000-year-old archaeological site in southern California, USA» ont été publiés dans la revue Nature, a permis de mettre en évidence des indices d’une présence humaine en Californie, il y a 130 000 ans, autrement dit «à une date où l’homme moderne, Homo sapiens, n’était pas encore supposé être sorti de son berceau africain pour conquérir le monde».

     

    Plus précisément, l’analyse a porté sur les «ossements d’un mastodonte (un mammouth américain) trouvés en bordure du chantier de l’autoroute 54, près de San Diego, au début des années 1990». Plusieurs grosses pierres avaient été retrouvées «au milieu des ossements, qui  portaient des traces de fractures, et étaient regroupés de façon peu naturelle»: en fait, «les processus géologiques qui avaient déposé peu à peu le limon qui recouvrait les os» ne pouvaient pas avoir également transporté ces gros cailloux jusque là.

     

    Cette énigme est devenue plus intrigante «lorsque les premières datations fiables ont été obtenues, en 2012, par l’étude de désintégration de l’uranium dans les ossements» («aucun collagène n’avait été trouvé pour utiliser le carbone 14»): la date déduite de «130000 ans (plus ou moins 9000 ans) est dix fois plus ancienne «que la culture Clovis, longtemps considérée comme la première arrivée» en Amérique.

     

    Afin de vérifier ce résultat extraordinaire, ont été appelés à la rescousse «en plus d’experts de l’uranium, des spécialistes des traces laissées sur les outils de pierre et des archéologues expérimentaux». Il est apparu que «les marques laissées sur les ossements n’ont rien à voir avec des traces de dents de carnivores» et que «les fractures diffèrent de celles causées par des engins de chantier ou des processus géologiques naturels».

     

    Ainsi, des os d’éléphants cassés «entre des marteaux et des enclumes de pierre similaires» ont montré les mêmes fractures: «cette méthode pour briser les gros ossements, pour en faire des outils ou récupérer la moelle, était déjà utilisée il y a 1,5 million d’années en Afrique, et partout ailleurs où il y a eu des occupations humaines.»

     

    Ce «faisceau de preuves d’une occupation très ancienne de l’Amérique du Nord» conduit à penser que «quelqu’un pratiquait le charognage (plutôt que la chasse)», sur «des gros animaux du continent». Ces colons pourrait tous aussi bien «être des néandertaliens, ou des dénisoviens, ou des Homo archaïques» et «n’avoir laissé aucune descendance parmi les peuples qui se disent aujourd’hui 'premiers' dans les Amériques».

     

    Comme «avant 130000 ans, le niveau de la mer, plus bas, permettait un passage à pied sec par la Béringie, ils auraient pu arriver en Amérique à pied. Cependant, «la découverte, en Crête, de hâches de pierre datant de 130000 ans» suggère aussi «que les humains savaient dès cette époque faire plus que du cabotage».

     

     


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