• Archéologie: la reprise de l'analyse des ossements d'un très jeune enfant retrouvés sur le site de La Ferrassie (Dordogne) confirme les pratiques funéraires de Néandertal!____¤202012

     

    Une étude, dont les résultats intitulés «Pluridisciplinary evidence for burial for the La Ferrassie 8 Neandertal child» ont été publiés dans la revue Scientific Reports, a permis de confirmer les pratiques funéraires de Néandertal en reprenant l'analyse des quelques ossements d'un très jeune enfant retrouvés sur le site de La Ferrassie, en Dordogne, qui étaient restés inexploités depuis un demi-siècle.

     

    Relevons tout d'abord que «des dizaines de squelettes enfouis de Néandertaliens ont été découverts en Eurasie» conduisant certains scientifiques a en déduire que, comme nous, Néandertal enterrait ses morts alors que d'autres scientifiques «restaient sceptiques car les fouilles qui ont révélé la plupart des squelettes les mieux conservés, au début du XXe siècle, n'étaient pas menées avec les standards de qualité actuels».

     

    Dans ce contexte, l'étude ici présentée démontre, pour la première fois, avec des critères diversifiés «qu'un enfant néandertalien a été inhumé par les siens probablement il y a près de 41.000 ans sur l'un des sites néandertaliens les plus célèbres en France : l'abri sous roche de La Ferrassie, en Dordogne».

     

    Rappelons ici entre 1970 et 1973, que ce site, «après six squelettes néandertaliens découverts au début du XXe siècle», en avait «livré un septième entre 1970 et 1973, appartenant à un enfant d'environ 2 ans». Cependant, «depuis près d'un demi-siècle, les collections associées à ce spécimen restaient inexploitées dans les réserves du Musée d'archéologie nationale».

     

    Cette étude a donc «rouvert les carnets de fouilles et passé en revue le matériel collecté à l'époque, révélant 47 nouveaux os humains non identifiés lors des fouilles, appartenant sans aucun doute au même squelette». Elle a également «analysé de manière poussée les ossements : état de conservation, étude des protéines, génétique, datation...». De plus, le retour sur le terrain à La Ferrassie, associé aux données des carnets de fouilles «a permis de reconstituer et d'interpréter la distribution spatiale des restes humains et des rares ossements animaux associés».

     

    Au bout du compte, cette étude montre «que le squelette reposait dans une couche de sédiments inclinée vers l'ouest (la tête, à l'est, plus haute que le bassin), alors que les autres couches stratigraphiques du site sont inclinées vers le nord-est», la position des os, relativement peu dispersés, restant «conforme à l'anatomie». D'autre part, «leur conservation, meilleure que celle des os de bison et d'autres herbivores retrouvés dans la même strate, indique un enfouissement rapide après la mort».

     

    Pour ce qui concerne la datation, «le contenu de cette couche s'est révélé plus jeune que les sédiments alentours» et «un minuscule ossement, identifié comme humain par les protéines conservées en son sein et comme néandertalien par son ADN mitochondrial, a été daté directement grâce par la méthode du carbone 14»: vieux de 41.000 ans environ, il est «l'un des plus récents restes néandertaliens datés directement».

     

     


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