• Archéologie: le 'bison de Higgs', un hybride des aurochs et des bisons des steppes, a non seulement bien existé, mais il a été représenté avec précision sur des peintures rupestres!____¤201610

     

    Une étude, dont les résultats intitulés «Early cave art and ancient DNA record the origin of European bison» ont été publiés dans la revue Nature Communications, révèle que le 'bison de Higgs' un hybride des aurochs et des bisons des steppes, a non seulement bien existé, mais il a été représenté avec précision sur des peintures rupestres.

     

    C'est en vue de «mieux comprendre l'impact des changements climatiques sur les écosystèmes» que «les restes de bisons ayant vécu durant le Pléistocène et l'Holocène» ont été étudiés. Alors que «pendant le Pléistocène supérieur, une période s'étendant d'environ -126.000 ans à -11.700 ans, les fossiles de bisons trouvés en Europe semblent attester de la présence d'une seule espèce, appelée bison des steppes (Bison priscus), qui vivait en compagnie de l'ancêtre de nos vaches, l'auroch (Bos primigenius)», le passage du Pléistocène à l'Holocène, qui «s'accompagne de la disparition de la fameuse mégafaune des mammifères», voit «l'apparition d'une nouvelle espèce de bison, l'ancêtre direct des bisons d'Europe (Bison bonasus)» tandis que «les bisons des steppes disparaissent, à l'exception de l'Amérique du Nord où ils vont donner naissance aux bisons américains».

     

    Comme «l'analyse de l'ADN mitochondrial trouvé dans les os et les dents des fossiles de bisons avant ces extinctions a révélé que certains des restes fossiles semblaient appartenir à une espèce hybride inconnue, croisement de l'auroch et du bison des steppes», les chercheurs qui ont fait cette découverte surprenante, ont surnommé cette espèce, à cause de son origine mystérieuse, «bison de Higgs, par analogie avec la quête du boson de Higgs».

     

    Afin d'affermir cette découverte, dans le cadre de l'étude ici présentée, d'un part, «l'ADN fossile de 64 individus extrait d'os et de dents découverts dans les montagnes de l'Oural, du Caucase et en Europe occidentale» a été analysé et, d'autre part, les représentations de bisons sur des peintures pariétales ont été réexaminées.

     

    Alors que, jusqu'ici, les préhistoriens avaient considéré que les deux types de bisons représentés dans des grottes, comme Lascaux, Chauvet-Pont d’Arc ou de Pergouset, étaient «de simples variations artistiques dépendant des cultures préhistoriques», il apparaît aujourd'hui que ces dessins correspondent bien au bison des steppes et au bison de Higgs: en effet, comme «le premier arborait de longues cornes et une grosse bosse alors que le second avait des cornes plus courtes et une bosse moins prononcée», on constate «que selon les époques et les climats, l'une des espèces prédomine et qu'elle correspond aux dates des représentations dans les grottes».

     

    En définitive, «il semble donc que les deux espèces ne se côtoyaient pas vraiment, même si elles vivaient en même temps en Europe pendant le Pléistocène supérieur», car «le bison de Higgs préférait un climat typique des périodes glaciaires alors que le bison des steppes prenait le dessus lors des interglaciaires plus chaudes». Ensuite, «le bison de Higgs, tout comme le bison des steppes, a continué à évoluer pour donner le bison d'Europe», tandis que l'auroch «a disparu au XVIIe siècle».

     

     


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