• Astrobiologie: certains de nos champignons, en particulier les spores d'Aspergillus niger, pourraient survivre au moins temporairement dans l'environnement martien!____¤202102

     

    Une étude, dont les résultats intitulés «MARSBOx: Fungal and Bacterial Endurance From a Balloon-Flown Analog Mission in the Stratosphere» sont publiés dans la revue Frontiers in Microbiology, laisse penser que certains de nos champignons, en particulier les spores d'Aspergillus niger (uchampignon de couleur noire qui apparaît sur les fruits et légumes), pourraient survivre au moins temporairement dans l'environnement martien.

     

    Concrètement, pour tester l'endurance de ces micro-organismes, une MARSBOx (pour Microbes in atmosphere for radiation, survival and biological outcomes), remplie d'une atmosphère martienne artificielle», a été élaborée. Cette atmosphère, composée «essentiellement de dioxyde de carbone (CO2) et d'un peu d'argon (Ar) et de diazote (N2) et de traces de dioxygène (O2), d'eau (H2O) et de méthane (CH4)», a été maintenue «à une pression environ 170 fois inférieure à celle qui fait loi sur Terre». Puis, à l'aide d'un ballon, la MARSBOx en question a été expédiée «au-dessus de la couche d'ozone, dans la stratosphère moyenne de notre Planète, à quelque 38 kilomètres d'altitude, pour y trouver les conditions les plus semblables à celles qui règnent sur Mars, notamment concernant l'exposition à un rayonnement ultraviolet (UV) intense».

     

    Par ailleurs, pour «bien distinguer les effets de ce rayonnement des autres conditions testées comme les fluctuations de température ou la dessiccation (une déshydratation poussée), cette MARSBOx «était structurée en deux couches d'échantillons», la première étant «exposée à un rayonnement UV plus de mille fois plus intense que ceux que nous recevons sur Terre», tandis que «l'autre couche en était protégée».

     

    Au bout du compte, il est apparu que l'Aspergillus niger (qui avait déjà été détecté sur la Station spatiale internationale (ISS)) a bien résisté, puisque qu'il a pu «être 'réanimé ' après son retour sur Terre».

     

    Soulignons pour terminer que l''intérêt de l'analyse de «la résistance des micro-organismes à un voyage dans l'espace» est de permettre, en premier lieu, «d'évaluer «le risque que ces microbes peuvent faire peser pour la santé des astronautes», en particulier, «dans le cadre de missions longues comme celles qui pourraient nous mener vers Mars».

     

    Ensuite, il s'agit d'assurer une certaine protection planétaire et de garantir «que ceux qui chercheront des formes de vie ailleurs dans l'Univers ne seront pas trompés par une contamination venue de notre bonne vieille Terre». En «dernier lieu, on peut imaginer que, en prévision de missions interplanétaires de longue durée, «certains de ces micro-organismes pourraient constituer des sources potentielles de nourriture et de matériaux».

     

     

     


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