• Astrobiologie: en provoquant des extinctions massives à répétition, les GRBs entraveraient l’évolution des biosphères vers des formes de vie intelligentes!____¤201411

     

    Une étude, dont les résultats intitulés «On the role of GRBs on life extinction in the Universe» ont été publiés sur le site arxiv.org et ont été acceptés pour publication dans la revue Physical Review Letters, a permis, grâce à l'utilisation des dernières données concernant les sursauts gamma (GRBs), d'estimer leur fréquence dans les galaxies et d'évaluer leur impact sur l’apparition et l’évolution de la vie.

    Plus précisément, il apparaît qu'actuellement, «seulement 10 % des galaxies pourraient abriter des civilisations technologiquement développées», car «en provoquant des extinctions massives à répétition», les sursauts gamma entraveraient l’évolution des biosphères.
     

    Les sursauts gamma (GRBs), «considérés comme les phénomènes astrophysiques parmi les plus violents de l’Univers» , ont été découverts «à la fin des années 1960 par des satellites militaires épiant des tests d’armes nucléaires».

     

    Ces GRBs «d’une extraordinaire puissance» ont deux formes: d'une part, les sursauts courts qui durent quelques secondes tout au plus et proviendraient de collisions entre deux étoiles à neutrons dans un système binaire et, d'autre part, les sursauts longs qui durent plusieurs dizaines de secondes et qui seraient des hypernovae, «c’est-à-dire d’étoiles très massives dont le cœur s’effondre en trou noir et provoque la création de deux jets de particules particulièrement puissants» (les hypernovae étant «100 fois plus lumineuses que les collisions d’étoiles à neutrons»).


    Comme «les calculs indiquent que le rayonnement gamma de ces événements catastrophiques peut mettre en péril la couche d’ozone de bien des biosphères ressemblant à la Terre, sur de grandes distances dans une galaxie», les biosphères les plus proches d’un sursaut gamma seraient «directement stérilisées par les flashs gamma, mais celles qui sont plus lointaines pourraient bien être périodiquement ramenées à la case départ, ne contenant plus que des populations d’unicellulaires ou de métazoaires peu évolués».

     

    Ainsi, l' extinction massive de l’ordovicien, survenue il y a environ 450 millions d’années, pourrait être expliquée de cette façon.

     

    Dans le cadre de l'étude ici présentée, il a été mis en lumière que « les données issues des observations» montrent « que les étoiles pouvant devenir des hypernovae, donc des sursauts gamma longs et qui font sentir leurs effets sur les plus grandes distances dans une galaxie, se forment préférentiellement dans les nuages interstellaires avec une métallicité basse», c'est-à-dire avec «de la matière composée essentiellement d’hydrogène et d’hélium avec très peu d’éléments lourds comme le carbone, l’oxygène et l’azote et bien sûr des métaux comme le fer ou l’aluminium».

     

    Il en résulte «que les sursauts gamma longs étaient donc d’autant plus nombreux que l’univers observable était jeune». De plus, comme «les étoiles sont plus nombreuses proche du centre des galaxies de sorte que l’occurrence des sursauts gamma y est plus importante», les parties extérieures des galaxies constituent «des environnements plus propices à l’évolution, sur le long terme, d’une biosphère».


    Ces considérations suggèrent que, puisque «les jeunes galaxies étaient plus petites que la Voie lactée dans le passé et avec une métallicité plus basse», durant «au moins les 5 premiers milliards d’années de l’existence du cosmos, les sursauts gamma stoppaient rapidement l’apparition de toute forme de vie complexe dans toutes les galaxies».

     

    Comme «de nos jours, des grandes galaxies comme notre Voie lactée sont encore minoritaires» et que «dans un rayon de 6.500 années-lumière autour du centre de notre Galaxie, les chances que soit survenu un sursaut gamma mortel pour des biosphères dans les derniers milliards d’années seraient de 95 %» , l'étude estime que «90% des galaxies dans l’univers récent seraient encore le lieu d’un trop grand nombre de sursauts gamma pour qu’une vie évoluée ait eu le temps de se développer».

     

    Il en découle que notre univers est «encore trop jeune pour qu’aient pu y apparaître un grand nombre de civilisations intelligentes dans chaque galaxie».

     

    Cependant, il y a une conclusion positive à cette recherche, puisqu'elle indique «aux tenants du programme Seti» qu'au lieu d’ausculter le centre de la Voie lactée parce que on imagine que «c’est là que devrait se trouver le plus grand nombre d’exoplanètes habitables», il est plus efficace de chercher des civilisations extraterrestres technologiquement développés «dans la bordure de la Galaxie, là où l’évolution de la vie n’a pas été entravée par les sursauts gamma longs».

     

     

     


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