• Astrobiologie: grâce à l'instrument ROSINA, de la glycine et du phosphore ont été détectés dans l’environnement de la comète 67P/Tchourioumov-Guérassimenko!____¤201605

     

    Une étude, dont les résultats intitulés «Prebiotic chemicals—amino acid and phosphorus—in the coma of comet 67P/Churyumov-Gerasimenko» ont été publiés dans la revue Science Advances, a permis de découvrir dans l’environnement de la comète 67P/Tchourioumov-Guérassimenko, grâce à l'instrument ROSINA à bord de la sonde Rosetta, de la glycine et du phosphore, des 'ingrédients considérés comme cruciaux pour l'origine de la vie sur Terre'. Elle confirme ainsi l'hypothèse que les comètes ont pu apporter sur notre planète des molécules clés pour la chimie prébiotique.

     

    Rappelons tout d'abord que la glycine est le plus simple des acides aminés qui forment la base des protéines et que le phosphore est un élément clé de l'ADN et des membranes cellulaires, qui sert aussi au «transport de l'énergie chimique dans les cellules pour le métabolisme».

     

    Des traces de glycine avaient déjà été retrouvées dans les échantillons de la comète Wild-2 ramenés sur Terre en 2006 par la mission Stardust de la NASA, mais une éventuelle contamination terrestre des échantillons de poussière cométaire avait rendu l’analyse problématique. Ce n'est plus le cas avec Rosetta qui «a fait des détections directes et répétées de la glycine dans la chevelure de sa comète».

     

    Plus précisément, «les mesures ont été faites avant que la comète ait atteint son point le plus proche du Soleil (le périhélie - en Août 2015 - sur son orbite de 6,5 ans)»: la première détection «a été faite en Octobre 2014 alors que Rosetta était à seulement 10 km de la comète», puis une deuxième détection a eu lieu «lors d'un survol de la comète en Mars 2015, quand la sonde était entre 15 et 30 km du noyau». De plus, la glycine a été aussi «observée en d'autres occasions liées à des sursauts d’activité de la comète dans le mois précédant le périhélie, lorsque Rosetta était plus de 200 km du noyau, mais entourée par beaucoup de poussière cométaire».

     

    Soulignons que «la glycine est le seul acide aminé dont on sait qu’il peut se former sans eau liquide». Le fait que la glycine a été observée accompagnée de potentiels précurseurs et de la poussière «suggère qu'elle est formée dans des grains de poussière interstellaire glacés, ou par l'irradiation ultraviolette de la glace avant qu’elle ne soit incorporée et conservée dans la comète pendant des milliards d'années».

     

     


    Tags Tags : , , , , , , , , , , , , ,
  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :