• Astrobiologie: la découverte d’une molécule rare, la phosphine, au sein des nuages de Vénus pourrait révéler la présence d’une vie 'aérienne' extraterrestre!____¤202009

     

    Une étude, dont les résultats intitulés «Phosphine Gas in the Cloud Decks of Venus» sont publiés dans la revue Nature Astronomy et disponibles en pdf, rapporte la découverte d’une molécule rare (la phosphine) au sein des nuages de Vénus. Comme sur Terre, ce gaz est produit, soit de façon industrielle, soit par des microbes proliférant dans des environnements dépourvus d’oxygène, cette détection de phosphine pourrait révéler la présence d’une vie 'aérienne' extraterrestre.

     

    Ces traces de phosphine ont été repérées dans les relevés d’observation du James Clerk Maxwell Telescope (JCMT) qu’opère l’Observatoire Est Asiatique à Hawaï et leur confirmation a nécessité «l’utilisation des 45 antennes du Vaste Réseau (Sub-)Millimétrique de l’Atacama (ALMA) au Chili, un télescope doté d’une résolution plus élevée dont l’Observatoire Européen Austral (ESO) est partenaire»: ces deux instruments «ont observé Vénus à une longueur d’onde voisine du millimètre, bien supérieure à celle que l’œil est en mesure d’apercevoir (seuls les télescopes implantés à haute altitude sont capables de la détecter avec efficacité)».

     

    Cette étude «estime que la phosphine est présente en de faibles concentrations dans les nuages de Vénus (elle représenterait seulement une vingtaine de molécules sur un échantillon d’un milliard). Une série de calculs «basés sur des scénarios envisageant une possible origine naturelle mais non biologique de la phosphine sur cette planète» a été menée: «parmi les sources envisagées figuraient la lumière du Soleil, des minéraux de surface propulsés en altitude, les volcans, et même la foudre», mais aucun de ces processus non biologiques ne s’avéra «en mesure de produire plus d’un dix millième de la quantité de phosphine détectée par les télescopes».

     

    Selon l'étude, «produire sur Vénus la quantité de phosphine observée (un composé d’hydrogène et de phosphore) requerrait aux organismes terrestres de travailler à 10 % seulement de leurs capacités maximales» (Les bactéries terrestres, qui «extraient le phosphate des minéraux ou de la matière biologique, lui ajoutent de l’hydrogène puis rejettent de la phosphine dans leur environnement», sont «naturellement des productrices de phosphine»). Les organismes vénusiens supposés «diffèrent probablement de leurs cousins terrestres», mais ils pourraient bien «être à l’origine de la phosphine détectée au sein de l’atmosphère vénusienne».

     

     


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