• Astrobiologie: une sélectivité énantiomérique dans la synthèse de 5 acides aminés explique l'asymétrie chirale caractérisant les acides aminés du vivant!____¤201406

     

    Une étude, dont les résultats ont été publiés dans la revue The Astrophysical Journal, a permis de mettre en évidence une sélectivité énantiomérique dans la synthèse de 5 acides aminés, obtenue par l’irradiation en lumière ultraviolette polarisée circulairement d’analogues de glaces circumstellaires.

     

    Cette sélectivité apporte une explication «à l’étonnante asymétrie chirale qui caractérise les acides aminés du vivant»: en effet, les organismes vivants utilisent des acides aminés chiraux tous gauches (lévogyre) pour la fabrication des protéines, «une propriété connue sous le nom d’homochiralité».

     

    C'est «grâce aux performances de la ligne DESIRS du synchrotron SOLEIL, ainsi qu’aux méthodes analytiques de chromatographie couplées à la spectrométrie de masse employées à l’Institut de Chimie de Nice» qu'ont été obtenus ces résultats marquants, qui prolongent la découverte, faite en 2011, de cette même sélectivité énantiomérique sur un acide aminé protéique, l’alanine.

     

    Les cinq acides aminés sur lesquels a porté l'expérience sont: «α-alanine, valine (protéiques) ; acide 2,3-diaminopropionic, acide 2-aminobutyric et norvaline (non-protéiques) parfaitement séparés dans les deux formes énantiomériques L et D». Il est alors apparu, à chaque fois, «des excès de la même forme (gauche ou droit selon la polarisation)».

     

    Ces excès, «bien que toujours faibles (inférieurs à 2%)», mais «comparables à ceux observés dans certaines météorites primitives», «renforcent par leur caractère systématique le scénario astrophysique pouvant mener à l’apparition de l’homochiralité propre au vivant».

     

    La transposition de cette expérience de laboratoire à l’astrophysique «est plausible car les analogues de glaces utilisés en laboratoire sont de composition chimique proches de celle des glaces inter/circumstellaires».

     

    Comme, dans la nébuleuse d’Orion et NGC 6334, «des sources intenses de rayonnements polarisés circulairement à gauche et donnant jusqu’à 22% de taux de polarisation ont été mises en évidence dans des régions de formation d’étoiles massives bien plus vastes qu’un système planétaire en formation», il semble légitime de penser que «notre Système Solaire aurait pu bénéficier de telles conditions lors de sa formation».

     

    Ce scénario suppose que la nébuleuse solaire serait née «dans une région d’étoiles massives», une hypothèse, envisagée depuis trente ans, qui a déjà été «confortée par la détection de radioactivités éteintes dans les météorites primitives, conséquence de l’explosion d’étoiles massives en supernovae».

     


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