• Astrophysique: ALMA a permis de détecter la présence de réservoirs turbulents de gaz froid autour de lointaines galaxies à formation d’étoiles! ____¤201708

     

    Une étude, dont les résultats intitulés «Large turbulent reservoirs of cold molecular gas around high-redshift starburst galaxies» sont publiés dans la revue Nature et disponibles en pdf, a permis, grâce au réseau ALMA, de détecter la présence de réservoirs turbulents de gaz froid autour de lointaines galaxies à formation d’étoiles, à partir de la découverte inédite de la molécule d’hydrure de carbone CH+.

     

    Plus précisément, grâce à ALMA, ont été identifiés les signaux forts de la présence de CH+ dans cinq des six galaxies à formation d’étoiles étudiées, «parmi lesquelles figure le Cil Cosmique». Indiquons ici que la formation de CH+ «requiert une grande quantité d’énergie et son importante réactivité se traduit par une courte durée de vie et donc l’impossibilité d’être transportée sur de longues distances». Du fait que «la molécule de CH+ ne se forme qu’en de petites zones de dissipation des mouvements turbulents de gaz, sa détection permet de tracer les flux d’énergie à l’échelle galactique».

     

    Concrètement, «les observations de CH+ révèlent l’existence d’ondes de choc de densité élevée alimentées par des vents galactiques chauds et rapides issus des régions galactiques de formation stellaire». Alors que ces vents «parcourent la galaxie et en expulsent la matière», leurs mouvements turbulents «permettent à une partie de cette matière de se retrouver piégée par l’attraction gravitationnelle de la galaxie» ce qui amène cette matière piégée à «s’assembler pour former de vastes réservoirs turbulents de gaz froid de faible densité, qui s’étendent à plus de 30 000 années lumière de la région de formation stellaire de la galaxie».

     

    Au bout du compte, le traçage de la molécule de CH+ indique «que l’énergie est stockée au sein de vents puissants à l’échelle galactique et donne lieu à des mouvements turbulents au sein de réservoirs jusqu’alors inconnus de gaz froid situés en périphérie de la galaxie»: ces vents galactiques, «en acheminant la turbulence dans les réservoirs», prolongent «la durée de la phase de formation stellaire au lieu de l’interrompre».

     

    Cependant, comme les seuls vents galactiques ne suffisent pas «à reconstituer les réservoirs de gaz nouvellement découverts», cette étude «suggère que l’apport de masse résulte de processus de fusion ou d’accrétion galactiques de flux de gaz cachés, conformément aux prédictions théoriques actuelles».

     

     


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