• Astrophysique: des bandes et des rayures ont pu être détectées sur la naine brune la plus proche de la Terre, grâce à des observations de Luhman 16 AB!____¤202101

     

    Une étude, dont les résultats intitulés «TESS Observations of the Luhman 16 AB Brown Dwarf System: Rotational Periods, Lightcurve Evolution, and Zonal Circulation» sont publiés dans la revue The Astrophysical Journal, a permis de détecter des bandes et des rayures sur la naine brune la plus proche de la Terre, qui trahissent des processus qui agitent son atmosphère de l'intérieur.

     

    Relevons tout d'abord que les naines brunes, qui «sont des objets célestes mystérieux» («ni tout à fait des étoiles ni tout à fait des planètes»), ont «à peu près la taille de Jupiter mais sont généralement des dizaines de fois plus massives».

     

    Comme elles restent «moins massives que les plus petites étoiles», la pression dans leurs noyaux «n’est pas suffisamment élevée pour fusionner les atomes comme le font les étoiles». En outre, les naines brunes, qui «sont chaudes au moment de leur formation, puis se refroidissent progressivement», brillent «faiblement et leur luminosité diminue tout au long de leur vie, ce qui les rend difficiles à détecter».

     

    Dans ce contexte, l'étude ici présentée, en utilisant des techniques innovantes et des données collectées par TESS (Transiting Exoplanet Survey Satellite) de la NASA, constate, à partir de l'observation du système Luhman 16 AB (*), «que les naines brunes ressemblent étrangement à Jupiter (avec ses rayures plutôt que des taches)».

     

    Concrètement, «les motifs dans leurs atmosphères révèlent des vents à grande vitesse, parallèles aux équateurs des naines brunes, semblables aux jet-streams terrestres», des vents qui «mélangent l’atmosphère, redistribuent la chaleur qui se dégage de l’intérieur d’une naine brune».

     

    Au bout du compte, alors que nous savions que «la configuration des vents et la circulation atmosphérique à grande échelle ont souvent des effets profonds sur l’atmosphère planétaire, du climat de la Terre à celui de Jupiter», il apparaît «maintenant que ces jets atmosphériques à grande échelle façonnent également l’atmosphère des naines brunes».

     

    Ainsi, en observant «comment les vents soufflent et redistribuent la chaleur dans l'une des naines brunes les mieux étudiées et les plus proches de la Terre», cette étude «aide à comprendre les climats, les températures extrêmes et l'évolution des naines brunes de manière générale».

     

    Lien externe complémentaire (source Simbad)

    (*) Luhman 16

     

     

     


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