• Astrophysique: des modélisations laisse penser que sur Mars des formes de vie pourraient avoir existé dans des écosystèmes souterrains, à l'instar des SLIME terrestres!____¤201809

     

    Une étude, dont les résultats intitulés «Radiolytic H2 production on Noachian Mars: Implications for habitability and atmospheric warming» sont publiés dans la revue Earth and Planetary Science Letters, laisse penser, en s'appuyant sur des modélisations, que sur Mars des formes de vie pourraient avoir existé dans des écosystèmes souterrains, à l'instar des SLIME (acronyme de subsurface lithoautrophic microbial ecosystems) qui, sur Terre, sont installés dans les interstices entre les minéraux au sein les roches ignées.

     

    Rappelons tout d'abord qu'il y a quatre milliards d'années, «les conditions favorables à l'éclosion de la vie à la surface de Mars» ont existé, «comme l'ont montré les investigations menées au sol par Curiosity (et dans une moindre mesure, Spirit et Opportunity), ainsi que les observations de plusieurs orbiteurs». Néanmoins, elles furent peut-être «trop éphémères pour que la vie ait le temps de se développer».

     

    Cependant, il n'y a pas que la surface de Mars à considérer: en effet, les SLIME terrestres suggèrent une autre piste. Plus précisément, «ces organismes (essentiellement des bactéries, des archées et des champignons)», évoluant «dans les entrailles de la Terre», qui «ne voient jamais le Soleil», tirent leur énergie «de la chimiolithotrophie, par extraction d'électrons des molécules qui les entourent, notamment l'hydrogène moléculaire».

     

    Dans ce contexte, «grâce aux données recueillies par la sonde 2001 Mars Odyssey», l'étude ici présentée a «estimé l'abondance d'uranium présente dans la croûte martienne à partir de celles du thorium et du potassium identifiées par l'orbiteur».

     

    Du fait que «le rayonnement provoqué par la désintégration de ces éléments radioactifs est capable de briser les molécules d'eau (un processus nommé radiolyse) présente dans le sous-sol de Mars», il est apparu, selon les modélisation, qu'à la fin du Noachien le sous-sol «recelait bien plus d'hydrogène que nécessaire» pour les formes de vie de type SLIME. Concrètement, «les environnements favorables aux Slime étaient très étendus et épais de plusieurs kilomètres».

     

    En outre, comme le climat de Mars est devenu froid, il a permis à la glace qui recouvrait l'eau au niveau supérieur d'agir «comme un bouchon réduisant l'évasion du précieux hydrogène».

     

     


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