• Astrophysique: des observations par ALMA du Nuage Moléculaire d’Orion 1 donnent un aperçu des processus explosifs se produisant au moment de la naissance des étoiles! ____¤201704

     

    Une étude, dont les résultats intitulés «THE ALMA VIEW OF THE OMC1 EXPLOSION IN ORION» sont disponibles en pdf, présente, grâce à de nouvelles observations faites par ALMA du Nuage Moléculaire d’Orion 1, un aperçu des processus explosifs se produisant au moment de la naissance des étoiles.

     

    Rappelons que «le Nuage Moléculaire d’Orion 1 (OMC-1), qui fait partie intégrante du même complexe que la célèbre Nébuleuse d’Orion» dans la constellation d'Orion, est situé à «quelque 1350 années lumière de la Terre».

     

    Il y a «quelque 100 000 ans avant notre ère», dans ce lieu de «formation stellaire particulièrement dense et actif», plusieurs protoétoiles sont nées, qui, «sous l’effet de la gravité», se sont «progressivement rapprochées les unes des autres, à des vitesses toujours plus élevées» de sorte que, «voici 500 ans, deux d’entre elles se sont finalement heurtées».

     

    Bien qu'on ne puisse trancher «en faveur d’un processus d’accrétion ou d’une collision frontale», cet événement a, en tout cas, «généré une puissance éruption qui a propulsé d’autres protoétoiles situées à proximité et expulsé de colossaux jets de gaz et de poussière dans l’espace interstellaire à plus de 150 kilomètres par seconde»: en fait, «cette interaction cataclysmique a libéré autant d’énergie que notre Soleil en émet durant 10 millions d’années».

     

    Aujourd’hui, ALMA, en sondant le cœur du nuage OMC-1, a permis de détecter «les débris éjectés lors de la naissance explosive de cet amas d’étoiles massives, semblables aux vestiges de feux d’artifice cosmiques constitués d’énormes jets de matière omnidirectionnels».

     

    Ces explosions protostellaires, bien qu’éphémères («ce type d’explosions est censé être de courte durée» puisque, à titre d’exemple, «les vestiges observés par ALMA demeureront quelques siècles seulement»), sont «peut-être relativement fréquentes». Soulignons ici que ces événements, «en détruisant leur nuage parent», peuvent «contribuer à réguler le taux de formation stellaire au sein de ces immenses nuages moléculaires».

     

    Notons aussi que «la nature explosive des débris qui parsèment OMC-1 fut pour la première fois suspectée en 2009, après que des observations aient été effectuées au moyen du Réseau Submillimétrique d’Hawaï» et que, pour leur part, les auteurs de l'étude ici présentée avaient déjà «observé cet objet dans le proche infrarouge grâce au télescope Gemini South implanté au Chili».

     

    Néanmoins, alors que déjà «sur ces clichés figure la remarquable structure des jets de matière, qui s’étendent sur près d’une année lumière», les nouvelles images acquises par ALMA «témoignent de cette nature explosive en haute résolution, révélant de précieuses informations relatives à la distribution ainsi qu’au déplacement, à vitesse soutenue, du gaz de monoxyde de carbone (CO) à l’intérieur des jets».

     

     


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