• Astrophysique: des preuves spectroscopiques de la présence sur Mars de glace transparente, qui confirment le modèle de jet froid, ont été apportées! ____¤201810

     

    Une étude, dont les résultats intitulés «Ice state evolution during spring in Richardson crater, Mars» sont publiés dans la revue Icarus, a permis d'apporter des preuves spectroscopiques de la présence sur Mars de glace transparente, qui confirment le modèle de jet froid.

     

    Rappelons tout d'abord que, comme «de nombreux processus ont été observés en activités» sur Mars «grâce aux images à haute résolution spatiale», on peut affirmer que c'est «une planète active». Ainsi, «dans les zones polaires, des mystérieuses tâches sombres apparaissent et disparaissent saisonnièrement». Ce processus, «probablement lié à des jets de gaz froids», paraît «associé à la présence de glace de CO2 qui se sublime par le dessous», mais «malheureusement, ces jets n’ont pour l’instant jamais pu être observé en activité».

     

    Cependant, «plusieurs études précédentes ont suggéré que la transparence de la glace joue un rôle clé notamment dans la formation de jets de gaz, en permettant, la sublimation de la glace par le bas de la couche par effet de serre à l’état solide». Plus précisément, «l'état de transparence des dépôts saisonniers de la glace de CO2 sur Mars, ainsi que leur degré de contamination par de la glace d’eau ou de la poussière joue un rôle majeur dans l’apparition de nombreux processus actifs de surface pendant le printemps martien». Ainsi, de part leur grand nombre, ces processus peuvent «jouer un rôle à l’échelle du climat régional martien», mais cette transparence, qui «n’avait jamais été démontrée» a «été l’objet de controverse».

     

    Dans ce contexte, l'étude ici présentée «se base sur les données du spectro-imageur CRISM dans la région de Richardson et des outils de modélisation du transfert radiatif». Elle a établi, dans un premier temps, «l’état de transparence de la glace de CO2, en comparant simulation et observation considérant un modèle de glace transparente et un modèle de glace granulaire». Il a été alors constaté que seul «le modèle de glace transparente permet de rendre compte d’une épaisseur diminuant avec la saison, en accord avec les modèles de climats».

     

    Par ailleurs, la composition précise de la surface a été analysée «afin de détailler localement, les échanges en volatils et en poussières entre surface et atmosphère». Au bout du compte, cette étude locale a permis d’identifier, pour la première fois, «l’injection de glace d’eau dans l’atmosphère Sud de Mars, et ce tout au long du printemps».

     

    Si les mécanisme micro-physiques de ces échanges «ont lieu sur la totalité de la calotte saisonnière Sud», l’atmosphère «devrait significativement s’enrichir en eau», une prédiction qu'il faudra tester «prochainement avec la sonde ExoMars TGO dont l’activité scientifique vient de commencer».

     

     


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