• Astrophysique: des simulations renforcent l'idée que la Lune est née de la collision entre notre planète et un corps céleste de la taille de Mars!____¤201504

     

    Une étude, dont les résultats intitulés «A primordial origin for the compositional similarity between the Earth and the Moon» ont été publiés dans la revue Nature, a permis de renforcer l'idée que la Lune est née de la collision entre notre planète et un corps céleste de la taille de Mars.

     

    Rappelons tout d'abord que, pour la Terre, «le scénario de formation le plus simple suppose une collision avec un impacteur de la taille de Mars, 100 millions d'années environ après la naissance du Système solaire». Cependant, «pour expliquer les orbites respectives de la Terre et de la Lune», cet impacteur doit arriver «sur une trajectoire proche de celle de notre planète», mais cela pose alors un problème car les modèles montrent que, dans ce cas la «Lune serait composée à 80 % de matériau provenant de ce corps étranger».

     

    Or, en fait, «la composition de la Lune est presque exactement la même que celle de la Terre»: par exemple, «les rapports isotopiques de l'oxygène, c'est-à-dire les quantités relatives entre différentes sortes d'oxygène dont le noyau atomique ne pèse pas exactement le même poids, sont quasiment identiques».

     

    Comme «chaque corps du système solaire possède une signature isotopique de l'oxygène particulière», jusqu'à présent, «la probabilité qu'un impacteur ait la même composition semblait presque nulle».

     

    Ce n'est plus le cas après l'étude présentée ici, puisque des simulations avec des modèles comprenant un millier de corps d'une centaine de kilomètres de diamètre et une centaine de corps d'un millier de kilomètres environ ont fait apparaître qu'à la suite des grands impacts «ayant touché la protoplanète la plus similaire à la Terre», la composition de l'impacteur était dans 20 à 30% des cas très proche de celle-ci.

     

    En conséquence, un «obstacle majeur au scénario le plus simple de formation» est sur le point de s'évanouir, si on parvient à démontrer que «les hypothèses faites dans le modèle sont pertinentes» (par exemple, l'hypothèse que «la distribution des isotopes de l'oxygène était proportionnelle à la distance par rapport au Soleil» au début des simulations) et à «retrouver les signatures isotopiques d'autres éléments comme le silicium».

     

     


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