• Astrophysique: l'observation du disque géant de la galaxie Malin 1 remet en cause une des hypothèses sur la formation des 'galaxies géantes à faible brillance de surface'!____¤201610

     

    Une étude, dont les résultats intitulés «The properties of the Malin 1 galaxy giant disk: A panchromatic view from the NGVS and GUViCS surveys» ont été publiés dans la revue Astronomy and Astrophysics, a abouti, à partir de l'observation de Malin 1 (une galaxie proche connue seulement depuis les années 80 et exhibant un très grand disque de gaz et d’étoiles), à remettre en cause une des hypothèses sur les processus de formation des 'galaxies géantes à faible brillance de surface'.

     

    Rappelons tout d'abord qu'en raison «de leur aspect diffus et de leur très faible brillance», les 'galaxies géantes à faible brillance de surface' «pourtant massives sont difficiles à observer et restent méconnues aujourd’hui». Pourtant, «elles pourraient constituer une fraction importante des galaxies dans l’univers», d’autant plus «que des objets semblables à Malin 1 pourraient avoir échappé à notre vigilance».

     

    Aujourd'hui, «grâce aux télescopes et détecteurs modernes, plus sensibles aux faibles brillances de surface», il devient possible «de les étudier et de comprendre leur formation et leur évolution». C'est la raison pour laquelle l'étude ici présentée a pu fournir pour la première fois des images de Malin 1 obtenues à six longueurs d’onde différentes «allant de l’ultraviolet grâce au projet GUViCS à l’optique et l’infra-rouge proche grâce au projet NGVS mené avec la caméra MegaCam du Canada France Hawaï Telescope (CFHT)».

     

    Ces projets, qui avaient été planifié à l'origine «pour étudier l'amas de la Vierge», permettent «de travailler sur d'autres objets situés en arrière-plan de cet amas, comme c'est le cas dans cette étude». Les images qui en découlent «offrent une nouvelle vue de Malin 1, le plus grand disque galactique connu dans l’univers»: en effet, «son diamètre dépasse 250 kilo-parsec (en comparaison, celui de notre Galaxie est 'seulement' d’une trentaine de kilo-parsec)».


    De ces données ont été extraites «la variation de la luminosité avec la distance au centre de la galaxie», et «la variation des 'couleurs' de la galaxie (c'est à dire des rapports de luminosité aux différentes longueurs d'ondes)». Comme ces variations «dépendent fortement de l'histoire de la galaxie», la comparaison «de ces résultats observationnels aux prédictions de différents modèles numériques» a permis de dédiure quelle a dû être l’histoire de la formation stellaire.

     

    Finalement, cette étude laisse penser que «le disque géant de Malin 1 est en place depuis plusieurs milliards d’années, et que des étoiles s’y forment à un rythme modeste mais régulier sur le long-terme», ce qui «contredit un scénario proposé il y a quelques années, selon lequel ces galaxies géantes sont formées lors d’interactions violentes».

     

     


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