• Astrophysique: la destruction d’une étoile par les forces de marée d’un trou noir supermassif, avec la formation d’un disque d’accrétion autour de celui-ci, a été observée!____¤201510

     

    Une étude, dont les résultats intitulés «Flows of X-ray gas reveal the disruption of a star by a massive black hole» ont été publiés dans la revue Nature et sont également disponibles sur arxiv.org, ont permis d'établir qu'une étrange source lumineuse transitoire, détectée dans le visible par les télescopes automatisés installé sur le Haleakalā, un volcan sur l'île de Maui (Hawaï), représentait la destruction d’une étoile par les forces de marée d’un trou noir supermassif, accompagnée de la formation d’un disque d’accrétion autour de celui-ci.

     

    Plus précisément, ces télécopes ont fait cette observation le 22 novembre 2014, dans le cadre du programme All-Sky Automated Survey for Supernovae (ASAS-SN). La source lumineuse, baptisée ASASSN-14li, qui est apparue «dans la galaxie PGC 043234 située à environ 290 millions d’années-lumière de la Voie lactée, en direction de la constellation de la Chevelure de Bérénice», a été analysée rapidement «de plus près dans le domaine des rayons X par un trio de télescopes spatiaux bien connus, Chandra et Swift de la Nasa, et XMM-Newton de l’Esa».

     

    Cet événement est exceptionnel bien que ce ne soit «pas la première fois que les astronomes observent la destruction d’une étoile par les forces de marée d’un trou noir supermassif». D'ailleurs, le trou noir «au cœur de PGC 043234 n’est lui-même aucunement remarquable puisqu’il ne contient qu’un million de masses solaires environ et qu’il n’est pas classé comme un noyau actif de galaxies», autrement dit ce n’est pas un quasar.

     

    En fait, ce qui est particulier ici, c’est que c'est l'évènement de ce type le plus proche observé depuis une dizaine d’années, de sorte que, grâce à ASASSN-14li, les télescopes peuvent observer le disque d’accrétion en pleine formation, alors que, jusqu'ici, les observations de ce genre n'avaient montré que des disques d’accrétion qui existaient déjà autour de trous noirs supermassifs.

     

    Cela a permis, en particulier, au spectromètre à haute résolution de XMM-Newton «de mesurer la vitesse du gaz dans le disque d’accrétion et, pour la première fois, sa densité et son degré d’ionisation». De plus, la présence du gaz au-delà du disque, «constitué soit de matière éjectée par le disque par la pression de son rayonnement, soit de matière en cours d’accrétion en direction du trou noir», a pu être révélée.

     

     

     


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