• Astrophysique: la détection de la silice cristalline dans les poussières de la comète Wild 2 éclaire le hyatus entre les observations des minéralogistes et des astronomes!____¤201503

    Une étude, dont les résultats intitulés «A Significant Amount of Crystalline Silica in Returned Cometary Samples: Bridging the Gap between Astrophysical and Meteoritical Observations» ont été publiés dans la revue Astrophysical Journal Letters, a permis de détecter de la silice (SiO2) cristalline dans les poussières de la comète Wild 2, rapportées par la mission Stardust de la NASA en 2006, éclairant ainsi «le hyatus existant entre les observations des astronomes et des minéralogistes».

     

    Rappelons, en effet, que, «depuis la fin des années 1990 et les premières détections de silicates cristallins dans les disques protoplanétaires (pouponnières de planètes)», des divergences ont été relevées entre «la minéralogie déduite des observations astronomiques, et celle déduite de l’étude en laboratoire des chondrites».

     

    Un exemple de celles-ci concerne la famille du quartz, «la plus simple et la plus emblématique des familles minérales»: alors que «les astronomes en détectent systématiquement au sein de la poussière gravitant autour des étoiles en formation», ces minéraux «sont extrêmement rares dans les chondrites et les météorites en général».


    Pour tenter de combler ce fossé énigmatique, la recherche ici présentée a entrepris d'étudier en laboratoire «un grand nombre d’échantillons de poussières cométaires collectés par la mission NASA Stardust» à l'aide de la microscopie électronique en transmission «qui permet d’analyser la structure et la composition d’objets plus petits que le micromètre».

     

    Il est alors apparu «que la silice cristalline est assez commune parmi les grains cométaires», puisqu'elle représente «au moins 2% du total collecté lors de la mission, c'est-à-dire une proportion proche de celle détectée par les astronomes autour des disques protoplanétaires».

     

    Il en résulte premièrement que la présence de cette silice cristalline «dans les vestiges de notre disque protoplanétaire que représentent les poussières cométaires» réconcilie «les visions astronomiques et météoritiques de la minéralogie des disques protoplanétaires».

     

    Deuxièmement, «malgré la proximité régulièrement admise depuis 2006 entre les minéralogies des comètes et des chondrites», la préservation de la silice cristalline dans les comètes «confirme que les minéraux les plus fragiles, présents dans la poussière des disques, ont été détruits lors de la formation des corps parents des météorites (par recuits thermiques ou par interactions avec des fluides)».

     

    Troisièmement, il devient évident que les grains cométaires sont «le chaînon manquant dans la compréhension de l’évolution des poussières primordiales des disques jusqu’à la formation des planètes telluriques».

     

     


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