• Astrophysique: la détection de traces de Fréon 40 dans le gaz d'une jeune étoile et d'une comète constitue une nouvelle donnée sur la chimie impliquée dans l’origine de la vie! ____¤201710

     

    Une étude, dont les résultats intitulés «Protostellar and Cometary Detections of Organohalogens» sont publiés dans la revue Nature Astronomy et disponibles en pdf, révèle la présence de Fréon 40, un organohalogène, au sein du gaz qui environne une jeune étoile ainsi qu’une comète, grâce à des observations effectuées au moyen du réseau ALMA et l’instrument ROSINA à bord de la sonde Rosetta de l’ESA.

     

    Rappelons tout d'abord que «les organohalogènes se composent d’halogènes*, tels le chlore et le fluor, liés au carbone et parfois même à d’autres éléments». Parmi ceux-ci, il y a le Freon-40 (CH3Cl), également baptisé chlorure de méthyle et chlorométhane. C'est la découverte de trace de ce Freon-40 «autour du système stellaire en formation IRAS 16293-2422 ** situé à quelque 400 années lumière de la Terre, ainsi qu’au sein de la célèbre comète 67P/Churyumov-Gerasimenko (67P/C-G) dans notre propre système solaire» que détaille l'étude ici présentée (Soulignons à ce propos que la nouvelle observation d’ALMA «constitue la toute première détection d’un organohalogène dans l’espace interstellaire»).

     

    La comparaison «des quantités relatives de Fréon-40 qui contiennent différents isotopes de carbone dans le jeune système solaire et la comète» a révélé des abondances similaires. Ces données renforcent «l’hypothèse selon laquelle un jeune système planétaire peut hériter de la composition chimique du cocon stellaire dont il est issu et suggère la possibilité que les organohalogènes puissent être acheminés sur les protoplanètes en cours de formation ou via des impacts cométaires».

     

    Alors que, sur Terre, ces organohalogènes «résultent de divers processus biologiques (au sein d’organismes allant de l’Homme aux champignons) ainsi que de processus industriels tels la production de colorants et de médicaments», la découverte «de l’un de ces composés, le Fréon-40, en des lieux antérieurs à l’origine de la vie» est cependant 'décevante' dans la mesure où des travaux précédents avaient «suggéré que la présence de ces molécules pourrait indiquer la présence de vie»: de ce fait, cette détection invite désormais à penser «que les organohalogènes ne sont peut-être pas d’aussi bons marqueurs de la vie qu’espéré».

     

    Il reste, en tout cas, que les organohalogènes apparaissent comme «des composants essentiels de la matière à partir de laquelle les planètes se forment» et que «plutôt que d’indiquer la présence d’une vie existante, les organohalogènes pourraient constituer un élément de compréhension de la chimie impliquée dans l’origine de la vie».

     

     

    Lien externe complémentaire (source Wikipedia)

    * Halogène

    Lien externe complémentaire (source Simbad)

    ** IRAS 16293-2422

     

     

     


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