• Astrophysique: la mesure extrêmement précise des isotopes du fer montre que la phase initiale de formation de la Terre s'est déroulée bien plus rapidement qu'on le pensait!____¤202002

     

    Une étude, dont les résultats intitulés «Iron isotope evidence for very rapid accretion and differentiation of the proto-Earth» ont été publiés dans la revue Science Advances, révèle, à partir de la mesure extrêmement précise des isotopes du fer que la phase initiale de formation de la Terre s'est déroulée bien plus rapidement qu'on le pensait jusqu'alors.

     

    Soulignons tout d'abord que «les astronomes ont longtemps imaginé que notre Terre s'est formée à la suite de «collisions aléatoires de corps de plus en plus volumineux sur plusieurs dizaines de millions d’années». C'est cette théorie qui remise en question aujourd'hui par l'étude ici présentée qui affirme que «le tout se serait joué en seulement cinq millions d'années».

     

    Ce nouveau scénario oriente désormais les astronomes vers une autre théorie qui part d'objets de taille millimétrique, qui en «tombant en pluie sur un corps en croissance», forment «notre Terre d'un seul coup». Ce scénario est suggéré par «les mesures les plus précises jamais réalisées» sur des mélange isotopique de fer dans différentes météorites.

     

    Il est, en effet, apparu qu'un «seul type de météorites présentait une composition similaire à celle de la Terre: les chondrites CI»; or «si le processus avait été plus aléatoire», il y aurait eu l'identification d'un mélange de plusieurs types de météorites: ainsi, d'autres météorites, issues de Mars, «montrent que la composition isotopique du fer était différente dans les matériaux qui ont servi au tout début de la croissance de notre Planète», sans doute «en raison des températures qui régnaient alors au voisinage de notre jeune Soleil».

     

    En fait, «après quelques centaines de milliers d'années, notre Système solaire s'est suffisamment refroidi pour que la poussière de chondrites CI venant de l'extérieur pénètre la région d'accrétion de la proto-Terre», une poussière, qui «domine la composition du manteau terrestre». Cette situation «n'est possible que si la majorité du fer plus ancien avait déjà migré vers le noyau», ce qui implique que la formation de ce noyau «a eu lieu très vite».

     

    En fin de compte, «cette découverte précise non seulement l'histoire de notre Système solaire, mais elle pourrait aussi éclairer la façon dont les planètes se forment ailleurs dans la galaxie». De plus, si cette théorie se vérifie, «il se pourrait bien que l'eau s'avère être un simple coproduit de la formation des planètes», ce qui rendrait «l'un des principaux ingrédients de la vie (telle que nous la connaissons) extrêmement banal dans notre Univers».

     

     


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