• Astrophysique: la plus grande cartographie de l’Univers, montrant les mouvements de la matière noire dans un rayon d’un milliard d’années-lumière autour de nous, est en ligne! ____¤201903

     

    Une étude, dont les résultats intitulés «The peculiar velocity field up to z ∼ 0.05 by forward-modeling Cosmicflows-3 data » ont été publiés dans la revue MNRAS, dévoile, grâce au développement d’une nouvelle méthodologie, la plus grande cartographie de l’Univers, montrant les mouvements de la matière noire, dans un rayon d’un milliard d’années-lumière autour de nous soit un volume 10 fois plus grand que le précédent.

     

    Rappelons tout d'abord qu'il y a cinq ans, «notre supercontinent de galaxies, appelé Laniakea, était révélé grâce à l’étude des mouvements de galaxies: les flux cosmiques», de sorte que notre Univers proche était «cartographié de manière précise mais surtout dynamique».

     

    Cependant, depuis cette découverte, «l’exploration de notre environnement immédiat cosmique était en panne de percée», car il était «impossible de voir au-delà de Laniakea» en raison du fait que «plus les galaxies sont distantes, plus les erreurs des mesures tendent à empêcher les astrophysiciens de retrouver précisément les positions des galaxies dans l’Univers».

     

    Soulignons ici que l'absence de cartographie précise empêche «de calculer les grands flux cosmiques cohérents» et «de comprendre les grandes régions de matière noire qui engendrent ces mouvements» alors que «la compréhension de cette matière invisible est l’une des deux grandes questions à élucider au 21e siècle pour les cosmologues» et que «l’autre question brûlante concerne l’expansion de l’espace: la distance entre les galaxies ne cesse d’augmenter, et ce de plus en plus vite» («une mystérieuse énergie sombre» [ou énergie noire]  pourrait expliquer cette augmentation d'expansion).

     

    Dans ce contexte, l’équipe d’astrophysiciens auteure de l'étude ici présentée «observe chaque année davantage de galaxies grâce aux télescopes géants en Australie, aux USA, en France, etc.», en vue «de fournir une carte de l’Univers toujours plus précise et d’apporter des éléments de réponse à ces deux grandes énigmes»: concrètement, si, au commencement du projet, il y avait «seulement 2000 galaxies observées en 2008», ce chiffre est passé à 8000 en 2014, puis à 18000 en 2016 et «continue encore d’augmenter».

     

    Néanmoins, «bien que ces données soient publiquement distribuées à toutes les autres équipes en compétition mondiale, au bout de trois ans, aucun consortium ne réussissait encore à calculer la cohérence des mouvements des grands continents de galaxies». C'est alors qu'un «jeune doctorant lyonnais» lance «l’idée de modéliser les données en amont plutôt que de les analyser a posteriori, et répéter l’analyse des milliers de fois afin d’explorer toutes les erreurs systématiques qui faussent les mesures».

     

    Au bout du compte, cette «nouvelle méthodologie made in France» aboutit à nous faire «contempler des cartes de 1/45e de l’Univers observable», de sorte que «les nouveaux continents découverts tels qu’Apus, Pisces-Cetus, Telescopium, Lepus, Shapley, Hercules, rejoignent la liste du seul continent précédemment cartographié: Laniakea».

     

     


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