• Astrophysique: la théorie actuellement admise de la formation de la Lune a été confortée par des analyses des sables de Trinity (USA) où a eu lieu la première explosion nucléaire!____¤201702

     

    Une étude, dont les résultats intitulés «Evaporative fractionation of zinc during the first nuclear detonation» sont publiés dans la revue Science Advances, a permis de conforter la théorie de la formation de la Lune grâce à l'analyse comparative des compositions chimiques des sables d’origine de Trinity (Nouveau Mexique, USA) et de ceux vitrifiés lors de la première explosion nucléaire jamais réalisée par l’homme.

     

    Rappelons tout d'abord que «les études antérieures montrent que les abondances en éléments et composés volatils acquises par les roches lors des premiers stades de l'évolution du système solaire varient largement selon les planètes»: par exemple, la Lune est «largement appauvrie en éléments volatils par rapport à la Terre», un appauvrissement qui pourrait être expliqué par la théorie qui stipule que «la Lune aurait été formée lors d’un impact géant à la surface de notre planète».

     

    Comme «les conditions extrêmes de pression et température générées lors de tels impacts rendent difficile l’expérimentation et la reproduction en laboratoire des résultats mesurés sur des échantillons naturels», l'étude ici présentée est partie de l'idée que «lors de la première explosion nucléaire, au site test de Trinity (Nouveau Mexique, USA), le 16 juillet 1945 ('test' ayant ensuite mené aux explosions atomiques d’Hiroshima et Nagasaki), les conditions de pression et de température de cette explosion (équivalente à 20 000 tonnes de TNT) étaient proches de celles qui régnaient à la surface des planètes lors de leur formation» et qu’elles «ont conduit à 'vitrifier' une partie du sable environnant».

     

    Les conséquences de cette explosion sur ces sables ont été évaluées par la mesure des «différences de compositions chimiques entre le sable 'arkosique' d’origine et les verres silicatés 'anthropogéniques', appelés trinitites, laissés par l’explosion». Il est ainsi apparu que l'analyse de la composition chimique, en particulier en éléments volatils, d'échantillons de ces 'trinitites' prélevés entre 10 et 200 m du site de l'explosion montre que les verres formés près de la détonation sont appauvris en éléments volatils (comme le zinc) et enrichis en isotopes lourds par rapport aux verres formés plus loin».

     

    Ces observations prouvent «que les processus d’évaporation à hautes températures, similaires à ceux qui ont pu se produire lors de la formation de la Lune, conduisent à un appauvrissement en éléments volatils et à un enrichissement en isotopes lourds du matériel résiduel». Comme, en outre, cette étude évalue que «le degré d’appauvrissement en éléments volatils» pour les verres formés «au plus près de la détonation est similaire à ceux des échantillons lunaires», elle renforce la théorie de la formation de la Lune à la suite d'un impact géant à la surface de notre planète.

     

     


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