• Astrophysique: la trajectoire de l'étoile S5-HVS1 confirme la théorie proposée par l'astronome Jack G. Hills pour rendre compte de l'existence des étoiles hypervéloces!____¤201911

     

    Une étude, dont les résultats intitulés «The Great Escape: Discovery of a nearby 1700 km/s star ejected from the Milky Way by Sgr A*» ont été acceptés pour publication dans la revue MNRAS et sont disponibles en pdf, a permis, à partir de l'observation de l'étoile immatriculée S5-HVS1, de confirmer la théorie proposée pour rendre compte de l'existence des étoiles hypervéloces qui se déplacent en moyenne 10 fois plus vite que les autres étoiles de la Voie lactée.

     

    Relevons tout d'abord que l'étoile S5-HVS1 ([BGK2006] HV 1) (*) a été découverte lors de la «campagne d'observations dans l'hémisphère austral baptisée Southern Stellar Stream Spectroscopic Survey (en abrégé S5)». Cette étoile hypervéloce dont la vitesse de «6 millions de kilomètres par heure» dépasse la vitesse de libération de la Voie lactée, a été découverte «dans la constellation de la Grue en utilisant l'Anglo-Australian Telescope».

     

    Actuellement, une vingtaine d'étoiles «avec une vitesse de l'ordre de 1.000 km/s sont connues dans la Voie lactée (pour mémoire, les étoiles dans notre Galaxie se déplacent généralement à des vitesses 10 fois plus faibles)». Si «on les observe depuis 2005», leur existence «avait été prédite théoriquement en 1988» par l'astronome Jack G. Hills (**), «réputé pour ses travaux sur la dynamique stellaire», qui avait expliqué «les vitesses atypiques de ces étoiles», observées ultérieurement, en faisant «intervenir des systèmes binaires passés trop près des trous noirs supermassifs au cœur des grandes galaxies».

     

    Alors que, jusqu'à présent, «aucune indication vraiment solide de l'occurrence de ce qui est appelé le mécanisme de Hills n'avait été apporté, bien que des observations plaidaient déjà en ce sens», l'étude ici présentée confirme ce mécanisme. Concrètement, comme «S5-HVS1 passe relativement près du Soleil à l'échelle de la Voie lactée, plus précisément à une distance d'environ 29.000 années-lumière, il a été possible, grâce à des «mesures suffisamment bonnes» effectuées par GAIA, «de reconstituer une trajectoire passée, laquelle mène justement aux abords de Sgr A*, le trou noir supermassif de notre Galaxie».

     

    Au bout du compte, les simulations montrent «qu'il y a environ 4,8 millions d'années, avant l'apparition des Australopithèques, une étoile binaire est passée trop près de notre trou noir galactique» de sorte que les forces de marée ont «séparé les deux étoiles» et que «l'une a été projetée en direction du milieu intergalactique, à une vitesse de l'ordre de 1.800 kilomètres par seconde initialement, milieu qu'elle rejoindra dans un avenir très proche à l'échelle du temps caractéristique d'une galaxie». Il en résulte que, désormais, on a «des raisons supplémentaires de croire que toutes les étoiles hypervéloces de la Voie lactée trouvent bien leur origine dans le mécanisme de Hills».

     

     

    Lien externe complémentaire (source Simbad)

    (*) [BGK2006] HV 1 (S5-HVS1)

    Lien externe complémentaire (source Wikipedia)

    (**) Jack G. Hills

     

     


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