• Astrophysique: le 'nuage de Smith', situé en dehors de la Voie lactée, entre 36.000 et 45.000 années-lumière du Soleil, est enrichi en éléments lourds!____¤201602

     

    Une étude, dont les résultats intitulés «On the Metallicity and Origin of the Smith High-Velocity Cloud» ont été publiés dans la revue The Astrophysical Journal Letters et sont disponibles en pdf sur arxiv.org, a permis d'en apprendre plus sur la composition du 'nuage de Smith', un nuage allongé, situé «en dehors de la Voie lactée, entre 36.000 et 45.000 années-lumière du Soleil», qui «mesure environ 10.000 par 3.000 années-lumière» et «contient l’équivalent d’environ un million de masses solaires mais pas sous forme d’étoiles».

     

    Jusqu'ici on savait que ce nuage (dénommé nuage de Smith «parce qu’il a été découvert par Gail Smith dans les années 1960 alors qu’elle terminait sa thèse de doctorat en utilisant le Green Bank Telescope (GBT), le plus grand radiotélescope orientable du monde»), qui «fonce vers notre Galaxie à plus d’un million de kilomètres à l’heure» et va «entrer en collision avec elle dans environ 30 millions d’années», était «essentiellement composé d’hydrogène et d’hélium», sans savoir s'il contenait aussi des éléments lourds.

     

    En vue d'en apprendre plus sur la nature du nuage de Smith, il était important d'abord de déterminer plus précisément sa composition chimique. Dans ce but, l'étude ici présentée a analysé «le spectre en ultraviolet provenant de trois noyaux actifs de galaxies que l’on peut observer à travers le nuage de Smith» au moyen du télescope Hubble et du Cosmic Origins Spectrograph.

     

    Comme «les abondances de soufre sont considérées comme un bon indicateur du contenu en éléments lourds, c'est-à-dire ceux au-delà du lithium, comme le carbone, l’oxygène, l’azote, le silicium et le fer», cette étude s'est concentrée «sur les caractéristiques du spectre d’absorption du soufre» afin d'en estimer la présence dans le nuage.

     

    Il est ainsi apparu que «le nuage de Smith était aussi riche en soufre que les régions de la bordure de la Voie lactée, à environ 40.000 années-lumière de son centre». Cette observation «indique qu’il ne peut aucunement s’agir d’un nuage de gaz primitif dont la composition chimique n’aurait quasiment pas évolué depuis les trois première minutes de la 'naissance' de l’univers observable du fait de l’absence de nucléosynthèse stellaire».

     

    Il en résulte «que le nuage de Smith a autrefois fait partie de la Voie lactée et qu’il en a été éjecté il y a 70 millions d’années». Comme il est en train d’effectuer un retour, «quand il entrera en collision avec le milieu interstellaire de la Galaxie, les ondes de choc produites devraient amorcer l’effondrement du gaz moléculaire, ce qui conduira à la naissance d’environ deux millions de nouvelles étoiles».

     

     

     


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