• Astrophysique: le nuage moléculaire, baptisé CO-0.40-0.22, situé à 200 années-lumière environ du centre de notre galaxie, pourrait envelopper un trou noir intermédiaire!____¤201601

     

    Une étude, dont les résultats intitulés «Signature of an Intermediate-Mass Black Hole in the Central Molecular Zone of Our Galaxy» ont été publiés dans la revue Astrophysical Journal Letters et sont disponibles en pdf sur arxiv.org, a abouti à la conclusion, à partir d'observations effectuées avec les radiotélescopes Aste (Chili) et de Nobeyama (Japon), que le nuage moléculaire, baptisé CO-0.40-0.22, qui se trouve à seulement 200 années-lumière environ du centre de la Voie lactée, pourrait envelopper un trou noir intermédiaire.

     

    Rappelons tout d'abord que la masse des trous noirs intermédiaires est «comprises entre quelques centaines et quelques centaines de milliers de masses solaires», se situant ainsi «entre celle des trous noirs stellaires (quelques dizaines de masses solaires tout au plus) et celle des trous noirs supermassifs (quelques millions à quelques milliards de masses solaires)».

     

    Par ailleurs, indiquons également que si «l'origine des trous noirs stellaires ne fait pas de doute, puisqu'on sait qu'ils «se forment à partir de l’explosion d’étoiles contenant initialement au moins 30 masses solaires», il est «plus difficile de rendre compte de la naissance d’un trou noir de 4 millions de masses solaires comme Sagittarius A*, situé au centre de notre galaxie».

     

    Toutefois, «comme la masse des trous noirs supermassifs est corrélée à celle des galaxies les hébergeant, il semble clair que ces deux types d'objets astronomiques évoluent de concert»: plus précisément, on suppose «que, lors des collisions accompagnées de fusions entre les galaxies, les trous noirs massifs de ces dernières coalescent aussi en émettant notamment des ondes gravitationnelles que certains se préparent à observer».

     

    Comme, dans le cadre de l'étude ici présentée, des vitesses anormales ont été mesurée pour les molécules dans le nuage CO-0.40-0.22 («les raies d’émission de 18 molécules différentes présentent des décalages très variés causés par l’effet Doppler, ce qui trahit une dispersion anormalement large des valeurs de ces vitesses»), il est apparu que, pour reproduire ces vitesses à l’aide d’un modèle numérique, il fallait «postuler l’existence dans CO-0.40-0.22 d’un astre qui contiendrait environ 100.000 masses solaires dans une région dont la taille est de 0,6 années-lumière».

     

    Si cette simulation suggère l'existence d'un trou noir dans CO-0.40-0.22, comme «aucune émission dans l’infrarouge ou dans le domaine des rayons X n’a été détectée alors que l’on pourrait s’y attendre avec un trou noir», le doute peut subsister. Cependant du fait qu'il peut «exister plusieurs millions de trous noirs dans la Voie lactée» dont «une dizaine d'entre eux seulement ont été repérés», on peut penser «que, pour plusieurs raisons, ces astres se signalent difficilement par des accrétions de matière» qui pourraient être en général peu importantes.

     

     

     


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