• Astrophysique: le profil type de son étoile hôte indique que la vie ne peut pas se développer sur Kepler 438b, l'exoplanète présentant l’indice IST avec la Terre le plus élevé!____¤201511

     

    Une étude, dont les résultats intitulés «The Host Stars of Keplers Habitable Exoplanets: Superflares, Rotation and Activity» ont été acceptés par la revue Monthly Notices of the Royal Astronomical Society (MNRAS) et sont disponibles sur arxiv.org, a permis d'analyser le profil type d'étoiles hôtes d'exoplanètes potentiellement habitables. Il en ressort, en particulier, que la vie ne peut pas se développer sur Kepler 438b, qui était jusqu'ici l'exoplanète présentant l’indice de similarité avec la Terre, IST (ESI en anglais pour Earth Similarity Index) le plus élevé parmi toutes les exoplanètes connues.

     

    Rappelons tout d'abord que Kepler 438b, qui se trouve à «quelque 470 années-lumière de notre Système solaire», est 12 % plus grande que notre planète et orbite «à seulement 25 millions de kilomètres de son étoile (sa période orbitale est de 35 jours)». Ces caractéristiques physiques, en faisait, a priori, «un monde potentiellement habitable avec des températures comparables à celles que nous connaissons».

     

    Cette hypothèse, cependant, était conditionnée par la présence d'une atmosphère. Or, l'étude ici présentée (qui s'est focalisée sur les étoiles Kepler-22, Kepler-61, Kepler-62, Kepler-174, Kepler-186, Kepler-283, Kepler-296, Kepler-298, Kepler-438, Kepler-440, Kepler-442, Kepler-443 and KOI-4427) fait apparaître que le profil type de la naine rouge Kepler 438 est celui d'une étoile sujette à des sautes d’humeur régulières dont la violence anéantit tout espoir que la vie puisse éclore sur Kepler 438 b.

     

    Plus précisément, cet exoplanète essuie «des tempêtes à un rythme moyen de quelques centaines de jours» qui «sont environ 10 fois plus puissantes que les plus puissantes jamais enregistrées» à la surface de notre Soleil («équivalentes à 100 milliards de mégatonnes de TNT»). En outre, «les éjections de masse coronale qui les accompagnent, ces grosses bouffées de plasma qui, dans ce cas, lancées à l’assaut de la magnétosphère de la planète (si elle en est pourvue) sont en mesure de dévaster inexorablement son atmosphère».

     

    Ainsi, cette étude, qui remet en question l'habitabilité des exoplanètes se trouvant autour des naines rouges en général, est un peu désespérante, car on découvre beaucoup d’exoplanètes dans l'environnement turbulent de ces étoiles qui «sont très nombreuses dans la Galaxie (peut-être 80 % de la population de la Voie lactée)».

     

     

     


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