• Astrophysique: le réseau ALMA a observé des signes de la présence d'exocomètes autour de NO Lup, une jeune étoile dite de classe III!____¤202012

     

    Une étude, dont les résultats intitulés «ALMA Survey of Lupus Class III Stars: Early Planetesimal Belt Formation and Rapid Disk Dispersal» sont publiés dans la revue MNRAS et disponibles en pdf, rapporte l'observation par le réseau ALMA de signes de la présence d'exocomètes autour de NO Lup (*), une jeune étoile dite de classe III.

     

    Relevons tout d'abord que NO Lup, l'astre concerné est un jeune objet stellaire (JOS) en évolution, «qui est à la frontière entre les proto-étoiles et les étoiles sur la séquence principale», qui fait partie des étoiles de type T-Tauri et qui va bientôt rejoindre cette séquence principale «en allumant ses réactions thermonucléaires, qu'elle soit de type proton-proton ou CNO»: le stade de l'évolution de cet astre est celui de la pré-séquence principale qui occupe moins de 1 % de sa durée de vie «alors que, par contraste, il passera environ 80 % de son existence dans la séquence principale».

     

    NO Lup se trouve «dans l'un des nuages du Loup, des nuages moléculaires comme celui de la région de formation d'étoiles Lupus 3 qui se situe dans la constellation du Scorpion, à quelque 600 années-lumière du Soleil». Le réseau ALMA a été utilisé pour observer «dans les nuages du Loup, les étoiles de classe III entourées de disques de débris, que l'on pense être formés par des collisions en cours de comètes, d'astéroïdes et d'autres objets solides, connus sous le nom de planétésimaux».

     

    Il est ainsi apparu, dans le cas de NO Lup, qu'il «est possible que l'on observe indirectement de nombreuses exocomètes dont la glace se sublimerait en approchant de leur étoile hôte», car ALMA a observé «un rayonnement produit par un flot de molécules de monoxyde carbone (CO) émis par cette étoile un peu moins massive que le Soleil (70 %) et entourée d'un disque poussiéreux de faible masse».

     

    Jusqu'ici, «un tel phénomène n'avait pas encore été découvert pour des étoiles de classe III», probablement parce que «ces étoiles et leurs disques sont censés être suffisamment évolués pour que leur disque protoplanétaire ait largement perdu sa composante gazeuse pour ne plus laisser justement qu'un disque de débris pour l'essentiel».

     

    En fait, «la transition entre les deux types de disques n'est pas bien comprise mais, comme «les étoiles de classe III sont celles situées dans des régions de formation d'étoiles pour lesquelles l'émission infrarouge montre une absence de poussières chaudes, suggérant que les disques protoplanétaires se sont récemment dispersés ou en train de se disperser», on suppose l'existence d'une compétition «entre une partie du reste de gaz qui est accrétée sur l'étoile achevant sa formation et l'autre partie qui est expulsée car entraînée par des vents associés à des processus magnéto-hydrodynamiques (MHD) ou de photo-évaporation par le souffle du rayonnement des étoiles».

     

    Dans ce contexte, les observations du monoxyde carbone pour la première fois dans une jeune étoile de ce type, de la distance entre le gaz et l'étoile et le fait que ce gaz se déplaçait beaucoup plus vite que prévu, ont conduit à postuler «l'existence d'une sorte d'anneau de gaz autour de l'étoile centrale dont la matière est éjectée», un anneau «alimenté soit par les gaz relâchés à l'occasion de collision entre astéroïdes ou par la sublimation de la surface d'une importante population d'exocomètes», des hypothèses qui restent tout de même à confirmer.

     

     

    Lien externe complémentaire (source Simbad)

    (*) NO Lup

     

     


    Tags Tags : , , , , , , , , , , , ,
  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :