• Astrophysique: les incohérences des résultats concernant la taille de l'étoile polaire ont été pointées!____¤202003

    Une étude, dont les résultats intitulés «The Curious Case of the North Star: the continuing tension between evolution models and measurements of Polaris» sont disponibles sur arxiv.org, pointe les incohérences des résultats concernant la taille de l'étoile polaire.

     

    Rappelons tout d'abord que Polaris (*), l'étoile Polaire, qui marque le pôle Nord, a servi à indiquer au cours de l'histoire «leur position aux grands voyageurs». Elle intrigue aujourd'hui les astronomes, car les différentes méthodes employées par les chercheurs pour déterminer sa taille «ne donnent pas des résultats cohérents».

     

    Concrètement, «l'une des méthodes employées s'appuie sur un modèle d'évolution stellaire, car à partir de la luminosité, la couleur et le taux de pulsation d'une étoile, il est possible de «déterminer sa taille et sa luminosité notamment, ainsi que la distance à laquelle se trouve l'étoile en question», d'autant plus qu'il s'agit, dans le cas de l'étoile Polaire, de céphéides, un type d'étoile devenu un «des outils essentiels pour mesurer les distances dans l'Univers».

     

    Une deuxième méthode s'appuie sur le fait que l'étoile Polaire est une étoile binaire astrométrique, dont la compagne, nommée Polaris B (**), «en fait un tour en quelque 26 ans». Ainsi, bien que «les chercheurs n'ont pas encore observé de révolution complète», ils ont pu suffisamment observer ces étoiles ces dernières années «pour en avoir une image détaillée».

     

    Plus précisément, «de ces données, des lois de la gravité de Newton et des mesures de parallaxe réalisées par le télescope spatial Hubble», des valeurs très précises «de la masse et de la distance à laquelle l'étoile Polaire se trouve de notre Terre» ont pu être obtenues. Cette méthode fournit «une valeur de 3,45 plus ou moins 0,75 fois la masse de notre Soleil», tandis que «la méthode basée sur l'évolution stellaire conduit à une valeur d'environ 7 fois la masse du Soleil».

     

    En outre, Polaris B semble «beaucoup plus âgée que l'étoile Polaire», alors que «les étoiles des systèmes binaires présentent en général des âges similaires». Cette observation suggère «qu'une collision stellaire a pu se produire dans le système par le passé, rajeunissant en quelque sorte l'étoile Polaire». Cette hypothèse est renforcée, par le fait «que les étoiles qui naissent de telles collisions ne correspondent pas parfaitement aux modèles d'évolution stellaire», un scénario assez improbable, mais pas impossible.

     

     

    Liens externes complémentaires (source Simbad)

    (*) Polaris

    (**) Polaris B

     

     


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