• Astrophysique: les missions humaines sur Phobos et Déimos devront tenir compte des risques de chocs électriques pour assurer leur sécurité!____¤201710

     

    Une étude, dont les résultats intitulés «Anticipated electrical environment at Phobos: Nominal and solar storm conditions» sont publiés dans la revue Advances in Space Research, a permis de montrer que les missions humaines sur Phobos et Déimos devront tenir compte des risques de chocs électriques pour assurer la sécurité de celles-ci.

     

    Indiquons tout d'abord que, parmi les projets de missions humaines envisagées par les agences spatiales en direction de Mars, il y en a qui pourrait ne pas commencer «par un atterrissage d'astronautes sur la planète mais plutôt sur ses lunes», en partie, car le coût d'une telle entreprise est moins élevé, «du fait de la fiable gravité de Phobos et Déimos, même s'il faudrait, de toute façon, échapper à l'influence de la planète puisque ses lunes en sont proches (9.377 km pour Phobos et 23.460 km pour Déimos)».

     

    Cependant, la raison principale est que l'installation d'une sorte de camp de base sur Phobos et Déimos «permettrait à des astronautes de contrôler des rovers et des robots», car «les délais de transmission entre la Terre et Mars varient de 2 à 20 minutes environ, ce qui n'aide pas à l'exploration martienne».

     

    Dans ce contexte, l'étude ici présentée vient de révéler qu'il faut tenir compte d'une «particularité gênante» de Phobos et Déimos: plus précisément, il apparaît que «le vent solaire, surtout à l'occasion de grandes tempêtes, provoquerait l'apparition de charges électriques et de différences de potentiel pouvant atteindre 10.000 volts». Si, de ce fait, «la vie des astronautes ne serait pas directement en danger», ils «pourraient subir des chocs électriques» et surtout leurs équipements «risqueraient d'être endommagés par des décharges électrostatiques».

     

    La cause de ce phénomène, mise en évidence par des simulations numériques «repose sur la composition même du vent solaire, essentiellement des protons et des noyaux d'hélium lourds ainsi que des électrons libres légers». Les lunes Phobos et Déimos, plongés dans ce vent solaire qui constitue un plasma 'globalement' neutre, y creusent «en quelque sorte une cavité à l'opposé du Soleil, dans leur ombre». Alors que les noyaux ne sont que peu déviés en raison de leur 'lourdeur', «les électrons, plus légers, s'engouffrent dans cette cavité» et «comme la surface de ces lunes n'est pas conductrice d'électricité, les électrons vont s'accumuler sur les roches comme si on chargeait les bornes d'un condensateur plat».

     

    En conclusion, du fait que le téflon des combinaisons des astronautes n'est pas non plus conducteur, des charges vont «s'accumuler à leur surface lorsqu'ils se trouveront dans l'ombre des lunes ou dans celle d'un relief, comme le cratère Stickney, sur Phobos». Ces missions devront donc prendre en compte ce phénomène «pour assurer la sécurité de futures missions martiennes humaines sur Phobos et Déimos».

     

     


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