• Astrophysique: les premières données de la mission Parker Solar Probe de la NASA révèlent des sursauts du vent solaire d’une ampleur inattendue!____¤201912

     

    Une étude, dont les résultats intitulés «Alfvénic velocity spikes and rotational flows in the near-Sun solar wind» sont publiées dans la revue Nature, a permis, grâce à l'analyse des premières données de la mission Parker Solar Probe de la NASA, de révéler des sursauts du vent solaire de grande amplitude qui pourraient jouer un rôle dans le chauffage de la couronne solaire et une co-rotation du plasma avec le Soleil d’une ampleur inattendue.

     

    Rappelons tout d'abord que Parker Solar Probe (*), «la sonde la plus rapide de l’histoire», a été lancée le 12 août 2018 par la NASA avec «à son bord, seulement 4 instruments pour minimiser la masse de la sonde et maximiser sa vitesse afin de lui permettre de se rapprocher le plus possible du Soleil sans tomber dans son puits gravitationnel»: elle emportait notamment «deux spectromètres d’électrons équipés d’un système de détection extrêmement compact dérivé de celui conçu par le LPP pour la mission européenne Solar Orbiter».

     

    L'objectif de cette mission était de «comprendre le mystère du chauffage de la couronne solaire dont la température, de l’ordre de 2 millions de degrés, est sans commune mesure avec celle mesurée à la surface du Soleil où elle atteint 6 000 degrés»: en fait, «quelques processus ont été suggérés» pour expliquer ces observations, mais «aucune mesure n’avait été réalisée en-deçà de 65 rayons solaires pour les confirmer, ou pas».

     

    Aujourd’hui, dans le cadre de l'étude ici présentée, l’analyse des premières données de la mission Parker Solar Probe a conduit à «la découverte surprenante d’un vent solaire particulièrement structuré au sein duquel des sursauts de vents solaires apparaissent de manière quasi ininterrompue durant les deux semaines pendant lesquelles la sonde s’est approchée au plus près du Soleil, à 35 rayons solaires pour les deux premières orbites analysées».

     

    Concrètement, la vitesse du vent passe «de 300 à 450 km/sec de manière abrupte, sa densité peut quasiment doubler, et l’orientation du champ magnétique, pourtant relativement intense à proximité du Soleil, va jusqu’à s’inverser». Comme «les données des spectromètres d’électrons démontrent que la connexion magnétique au Soleil de ces structures magnétiques reste inchangée», cette observation «pose la question de leur origine».

     

    En outre, «ces sursauts du vent solaire s’accompagnent d’une très forte vitesse transverse du plasma qui peut atteindre par moments 30 à 50 km/sec, soit plus de 15 fois les vitesses maximales de co-rotation attendues dans la couronne solaire». Cette «perte de moment angulaire associée, si elle est confirmée, reste à expliquer et à confronter aux modèles d’évolution stellaire».

     

    En fin de compte, «ces premières découvertes ouvrent la voie de campagnes de mesure passionnantes pour lesquelles le périhélie de la sonde sera porté à moins de 10 rayons solaires d’ici 2024 en utilisant l’effet de fronde de la Planète Mercure».

     

     

    Lien externe complémentaire (source Wikipedia)

    (*) Parker Solar Probe

     

     


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