• Astrophysique: pour la première fois, du quartz a été découvert dans une météorite! ____¤201808

     

    Une étude, dont les résultats intitulés «First evidence for silica condensation within the solar protoplanetary disk» ont été publiés dans la revue PNAS, a permis de découvrir, pour la première fois, du quartz dans une météorite.

     

    Soulignons en effet, qu'alors que l'on avait déjà trouvé des traces de quartz «de formule chimique SiO2 dans les spectres infrarouges des disques protoplanétaires entourant les jeunes étoiles T-Tauri ou dans ceux de la matière autour des étoiles en fin de vie sur la branche asymptotique des géantes», jusqu'ici «personne n'avait encore trouvé du quartz dans des météorites».

     

    Dans ce contexte, l'étude ici présentée vient de dénicher, pour la première fois, du quartz «dans un échantillon de Yamato-793261 (Y-793261), une chondrite carbonée très ancienne trouvée lors d'une expédition en Antarctique en 1979 dans les fameuses montagnes Yamato, une source de météorites bien connue depuis 1969 (les mouvements des glaciers dans cette région y concentrent les météorites tombées sur l'Inlandsis)».

     

    Plus précisément, «les cosmochimistes sont certains que ces cristaux de quartz ne sont pas le produit d'une synthèse récente à l'échelle de l'histoire du Système solaire, du fait qu'ils ne trouvent pas trace d'un métamorphisme du corps rocheux à l'origine de Y-793261 par chauffage suite à des impacts». En outre, «ces cristaux ont été trouvés dans des inclusions réfractaires qui se sont formées à des températures élevées et qui sont donc les plus anciennes matières solides du Système solaire, parce qu'elles se sont condensées les premières lors du refroidissement du disque protoplanétaire».

     

    Ces inclusions, qui «ne sont pas celles riches en calcium et en aluminium (CAI) bien connues avec Allende mais des agrégats d'olivine amiboïde (AOA)», sont «formés sur une large plage de températures d'environ 900 à 1.500 °C». De plus, «leur composition isotopique en oxygène, proche de celle du Soleil» indique que ces AOA «se sont condensés proche du proto-Soleil, à environ 0,1 UA, soit 1/10 de la distance de la Terre au Soleil». Ces éléments suggèrent «que le corps parent Y-793261 est très probablement un objet astronomique proche de la famille des astéroïdes Apollon, dont un membre n'est autre que 162173 Ryugu (*), actuellement à l'étude par le vaisseau spatial japonais Hayabusa 2» (**).

     

    En fin de compte, «Ryugu pourrait partager les mêmes propriétés que Y-793261 et potentiellement fournir plus d'informations sur le Système solaire précoce». On peut donc imaginer qu'en «combinant les recherches en cours sur les météorites avec les nouveaux résultats de Ryugu», il sera possible de «mieux comprendre les évènements thermiques et les transferts de masse qui se sont produits au début de notre Système solaire».

     

     

    Liens externes complémentaires (source Wikipedia)

    (*) 162173 Ryugu

    (**) Hayabusa 2

     


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