• Astrophysique: pour la première fois, la présence d’un très jeune Jupiter chaud au voisinage immédiat d’une étoile âgée d’à peine 2 millions d’années a été détectée!____¤201606

     

    Une étude, dont les résultats intitulés «A hot Jupiter orbiting a 2-million-year-old solar-mass T Tauri star» sont publiés dans la revue Nature, a identifié la présence d’un très jeune Jupiter chaud au voisinage immédiat d’une étoile d’à peine 2 millions d’années, ce qui constitue la première preuve que les Jupiters chauds peuvent apparaître près de leur étoile très tôt, au moment de la phase de formation des systèmes planétaires.

     

    Immatriculé V830 Tau b, ce plus jeune Jupiter chaud a été repéré «après un mois et demi d’observations» de l'étoile V830 Tau, située à 430 années-lumière de la Terre «au cœur de la pouponnière stellaire du Taureau», la variation régulière de la vitesse radiale de l’étoile, «révélant la présence d’une planète presque aussi massive que Jupiter, sur une orbite 20 fois plus resserrée que celle de la Terre autour du Soleil».

     

    Rappelons à cette occasion que les travaux théoriques indiquent que les planètes «ne peuvent se former que dans les confins glacés du disque protoplanétaire» et que «certaines d’entre elles migrent vers l’étoile sans y tomber, devenant dès lors des Jupiters chauds». La migration des géantes gazeuses peut se produire soit dans leur enfance «alors qu’elles se nourrissent encore au sein du disque primordial, soit bien plus tard, lorsque les nombreuses planètes formées interagissent et propulsent certaines d’entre elles au voisinage immédiat de l’étoile».

     

    Comme «parmi les Jupiters chauds connus, certains possèdent justement une orbite inclinée, voire inversée, suggérant qu’ils ont été précipités vers l’étoile par d’ombrageuses voisines», cette première découverte d’un Jupiter chaud très jeune confirme que la migration précoce au sein du disque est également «opérationnelle dans le cas des planètes géantes».

     

    Soulignons ici que la détection de planètes autour d’étoiles très jeunes constitue une prouesse, car l'intense activité magnétique de ces étoiles perturbe en «la lumière émise par l'étoile d’une façon bien plus marquée que ne peut le faire une éventuelle planète géante, même en orbite rapprochée».

     

    Afin «de séparer le signal dû à l’activité de l’étoile de celui engendré par la planète», l'étude a utilisé «les spectropolarimètres jumeaux ESPaDOnS et Narval, conçus et construits à l’IRAP» («ESPaDOnS est installé au télescope Canada-France-Hawaï (TCFH), au sommet du Maunakea, un volcan endormi de la grande île de l’archipel d’Hawaï» et «Narval est monté quant à lui au télescope Bernard Lyot (TBL - OMP) au sommet du Pic du Midi»).

     

     

     


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