• Astrophysique: pour la première fois, une nouvelle sorte d’exoplanètes a été découverte dans une région nommée le «désert des Neptunes»!____¤201906

     

    Une étude, dont les résultats intitulés «NGTS-4b: A sub-Neptune transiting in the desert» sont publiés dans la revue MNRAS, a permis, pour la première fois, de découvrir une nouvelle sorte d’exoplanètes dans une région nommée le «désert des Neptunes», une zone interdite dans laquelle aucune autre planète comparable n’avait à ce jour été identifiée.

     

    Rappelons tout d'abord que «les astronomes supposaient inexistantes les exoplanètes de la taille de Neptune se situant très proches de leur étoile et possédant une enveloppe d’éléments volatils ou une atmosphère». Surnommée le 'désert des Neptunes', cette région «ne peut contenir que des exoplanètes de type Jupiter chaudes, telle que 51-Peg b, suffisamment massives pour retenir leur atmosphère malgré l’irradiation de leur étoile, et les exoplanètes de type rocheux, telle que CoRoT-7 b, n’ayant pas ou plus d’enveloppe d’éléments volatils». En effet, les exoplanètes intermédiaires de type Neptune chaudes n’ont pas «une masse suffisante pour retenir leur atmosphère fortement irradiée et soufflée par leur étoile».

     

    Dans ce contexte, l'étude ici présentée rapporte la découverte de NGTS-4b (*), qui est «3 fois plus grande et 20 fois plus massive que la Terre» et qui  orbite «en seulement 1.3 jours autour de son étoile», NGTS-4 (**), de sorte qu'elle en «est tellement proche que sa surface est chauffée à plus de 1000 degrés».

     

    Sa densité indique que «NGTS-4b possède une enveloppe volatile, malgré sa présence dans le désert des Neptunes». Deux hypothèses sont avancées pour expliquer sa présence dans cette zone: «la planète a dû atteindre ce désert des Neptunes récemment, par migration orbitale» ou elle «était initialement une géante gazeuse» et «son atmosphère n’a pas encore fini d’être soufflée et évaporée par son étoile».

     

    Concrètement, «cette Neptune a été observée grâce à un nouvel instrument mis en place à l’Observatoire de Paranal au Chili, en collaboration avec le Département d’astronomie de la Faculté des sciences de l’UNIGE». Dénommé New Generation Transit Survey (NGTS), il «est constitué d’un ensemble de 12 télescopes robotiques de 20 cm de diamètre qui cherchent à identifier des transits photométriques (ou des mini éclipses, synonymes du passage d’une exoplanète devant le disque de son étoile) sur des milliers d’étoiles».

     

    En fait, «depuis le sol, seuls les transits d’exoplanètes de la taille de Jupiter provoquant une baisse de luminosité de l’étoile de l’ordre de 1 % sont détectés». Pour leur part, «les télescopes de NGTS peuvent détecter des transits de seulement 0,1 %, une précision encore jamais atteinte par les relevés photométriques depuis le sol». C’est «justement cette précision qui a permis aux astronomes de découvrir l’exoplanète NGTS-4b de seulement 3,2 rayons terrestres».

     

    Lien externe complémentaire (source Exoplanetcatalogue)

    (*) NGTS-4 b

    Lien externe complémentaire (source Simbad)

    (**) NGTS-4

     

     


    Tags Tags : , , , , , , , , , , ,
  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :