• Astrophysique: quatre milliards et demi après la formation de Pluton, un océan serait toujours liquide sous sa surface gelée!____¤201905

     

    Une étude, dont les résultats intitulés «Pluto’s ocean is capped and insulated by gas hydrates» ont été publiés dans la revue Nature Geoscience, explique pourquoi, quatre milliards et demi après la formation de Pluton, un océan serait toujours liquide sous sa surface gelée.

     

    Rappelons tout d'abord qu'en 2015, «au fil des découvertes des images de Pluton prises par la sonde New Horizons qui l'avait frôlé le 14 juillet, l'humanité a pu découvrir «la grande diversité géologique de ce petit monde lointain». En particulier, l'une des caractéristiques les plus marquantes de la surface de cette planète naine est la présence d'un «grand cœur de couleur crème qui s'étale de part et d'autre de l'équateur de Pluton, sur l'une de ses faces».

     

    Selon des chercheurs, il est probable qu'un impact géant soit à l'origine de ce «cœur froid dont le ventricule gauche, la vaste plaine Spoutnik, est enduit de glace d'azote»: en fait, «le choc aurait éventré la planète naine» et «permis à l'eau de remonter vers la surface». De plus, «le déséquilibre des masses a sans doute pesé en faveur de la synchronisation avec son compagnon Charon (deux fois plus petit)» puisque «les deux astres forment un système binaire et sont synchrones» et que l'axe des marées traverse Spoutnik.

     

    Cependant un mystère demeurait: pourquoi,«vu l'âge de la planète naine (4,6 milliards d'années)», l'océan supposé sous sa surface , «n'est-il pas complètement gelé?» (Alors que Pluton est «un monde si petit et éloigné du Soleil où, le jour, la température ne dépasse pas -220 °C).

     

    Aujourd'hui, l'étude ici présentée semble avoir trouvé la réponse : «il y aurait une couche protectrice entre la glace en surface et l'océan». Plus précisément, «cette couche isolante serait composée d'hydrates de gaz assez visqueux», notamment «d'hydrates de méthane, lesquels proviendraient du noyau de la planète naine», ce qui expliquerait «l'absence de CH4 dans la fine atmosphère de Pluton».

     

    Pour nourrir l'hypothèse de la longévité de l'océan, l'étude se base sur des simulations de «l'évolution interne de Pluton depuis ses origines»: concrètement, «une simulation incluait dans sa recette une couche d'hydrates de gaz placée entre le présumé océan et la couverture de glace en surface, tandis que dans une autre simulation, elle en était absente».

     

    Il est alors apparu que, pour la première, «le réservoir dans le sous-sol gèle difficilement, même après des milliards d'années tandis que dans le second cas, il devrait être figé depuis des centaines de millions d'années». En outre, l'étude relève «que la face interne de la couche de glace mettrait plus d'un milliard d'années pour s'aplanir dans le premier scénario contre seulement un million d'années dans le second, en l'absence de couche isolante».

     

    Comme cette situation peut être généralisée au-delà du Système solaire, cela signifie qu'il y aurait «plus d'océans dans l'univers qu'on ne le pensait auparavant, ce qui rend l'existence de vies extraterrestres plus plausible», car «il n'y aurait pas que dans les zones habitables des étoiles que la vie pourrait exister».

     

     


    Tags Tags : , , , , , , , , , , , , , ,
  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :